Vers la fin du 19e siècle, la ville de Renaix connaissait une économie favorable grâce à l'industrie textile. Toutefois, le 4 mars 1886, la ville connut de violents troubles.

La relation d'un procès (« Les troubles de Renaix » ) laisse le souvenir de cette période agitée. A cette époque, les tissus réalisés sur place y étaient teints et achevés. Le secteur « teinturerie » fut à la base de ces remous. Il est peut-être difficile pour nos contemporains et principalement les plus jeunes de réaliser que la majorité des tissus étaient teint en noir. Hors, fin du 19e, le ton noir se modifiait au fil du temps...

Pour y remédier, un chimiste d'origine alsacienne du nom de Grawitz avait remarqué que la teinte noire pouvait être stabilisée par l'adjonction d'une substance dont il gardait le secret. Secret qu'il vendit à un ou deux teinturiers renaisiens qui, ainsi acquirent une plus grande rentabilité mais mettaient les autres teinturiers dans une situation difficile. Le secret fut à la fin percé. Les teinturiers qui avaient disposé de la formule « Grawitz » et qui lui étaient redevables de larges « royalties » refusèrent d'acquitter ces dernières. Désireux de défendre ses droits, Grawitz vint à Renaix le 4 mars 1886.

Plutôt qu'être accueilli par les industriels comme il l'espérait, il fut accueilli par la population ouvrière de la ville. Devant la colère populaire, Grawitz tenta de s'enfuir... par la rue qui longe la gare et fut ainsi baptisée plus tard, boulevard du 4 Mars.

S'étant basé sur le récit du procès, P. Van Coppenolle réalisa en 2010 un D.V.D, illustré par les dessins de W. Van Nerum.