Il est groggy mais garde un sourire poli. Yves Poullet, recteur des Facultés de Namur, savait que le vote de «son» assemblée générale n'était pas assuré. Il garde pourtant la foi, dans l'esprit jésuitique qui est le sien. «Nous avons fait une erreur procédurale dans la façon dont les projets ont été menés, dit-il dans un discours presque d'excuse vis-à-vis de ses trois collègues recteurs. On a laissé penser que la fusion se construisait par des autorités suprêmes. Il fallait que le projet fasse vibrer les gens.» À Namur, la vibration était bien là, mais fonctionnant en sens divers. «On a été pris par le temps : on voulait d'un projet fédérateur, et chez nous on a manqué de confiance. C'est dommage, d'autant que beaucoup ont dit qu'ils étaient pour la fusion, mais qu'ils ne voyaient pas forcément clair dans les institutions. Je regrette ce vote. Nous avons beaucoup de choses à construire ensemble. Nombreux sont les acquis qui ont été négociés : il faut continuer à les développer ensemble.» Yves Poullet est déçu, mais garde la solidarité de ses confrères.


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