Sirène d'alerte chez les pompiers

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Les pompiers éghezéens veulent instaurer un système de garde à la caserne. Pour rester efficaces. La commune rechigne.

Sur les bancs du conseil, les élus peuvent tenir sans craindre des propos incendiaires. Dans le fond de la salle, les pompiers veillent. Pourtant, à la caserne éghezéenne, le feu couve. Les sapeurs sont plutôt de mauvaise humeur.

La majorité des pompiers volontaires éghezéens voudraient ainsi instituer un système de garde à la caserne. «Comme ça se fait un peu partout dans la région, même dans des corps moins importants», débute Baudouin Dubuisson.

Actuellement, seul un centraliste veille, attend les appelle et les répercute vers les sapeurs de garde. «Mais quand on est rappelé, surtout en heures de pointe, c'est la galère», font remarquer les hommes du feu. «Chaussée de Louvain, entre les décanteurs et le rond-point, on doit prendre tout sur la gauche si on veut avancer. Et si on a un accident, aucune assurance ne nous couvre...» Les pompiers constatent aussi que, dans le système actuel, ils perdent beaucoup de leur efficacité. «Avant que l'ambulance ne soit prête à partir de la caserne, il s'écoule un temps de plus en plus long», avancent-ils. Officiellement trois minutes et trente-sept secondes. Dans la réalité, bien plus...

Même s'ils s'en défendent, les volontaires attendent aussi une revalorisation de leur activité. «Quand on est de garde à la maison, on ne peut participer à aucune fête, pas quitter la région et même pas tondre sa pelouse. Et si aucune intervention ne se présente, on est cloué à domicile pour même pas un euro de l'heure...» Pour instaurer un système de garde efficace et un peu ambitieux, il faudrait prévoir 200 000¤ supplémentaires, ont estimé les pompiers. «Mais entre ce montant et rien du tout, l'affaire est négociable», signale-t-on à la caserne.

Du côté de la commune, on assure prendre l'affaire très au sérieux. Même si on n'a pas trop envie de bouger financièrement avant la réforme des services incendie.

Chez les pompiers, par contre, on est «chaud boulette» et on attend du neuf avant la bûche flambée du Nouvel An.

S.Hq.

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