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ARLON

«Un accident de travail au bois et ma vie a basculé»

La pauvreté, faut-il se résigner, s'habituer? Comme si c'était un inévitable dégât collatéral de notre système économique? Non, mais ce qui est sûr c'est qu'elle guette chacune, chacun d'entre nous : perte d'emploi, séparation, pépin de santé. Il ne faut pas grand-chose pour que tout bascule. Pour Stéphane, 33 ans, qui réside à la maison d'accueil «Le Tremplin» à Arlon, il aura suffi d'un stupide accident de travail. Il est au bois, sa tronçonneuse glisse et il s'entaille la cheville. Son contrat d'emploi n'est pas nickel chrome et c'est la descente aux enfers. En deux ans, il a tout perdu : ses maigres économies, son appartement, mais surtout il est coupé de son fils. Dans sa malchance, il garde de bons rapports avec sa famille. «Mais je ne voulais plus retourner habiter chez papa et maman, confie-t-il. Je voulais mon indépendance. J'ai été dans une première maison d'accueil, mais je suis parti après deux semaines. Ici à Tremplin, j'ai trouvé un staff formidable qui a su m'écouter, me conseiller. À Tremplin, on sait me parler, me guider dans mes démarches, notamment pour renouer le contact avec mon fils, même si la vie en collectivité ici n'est pas toujours facile. Mon futur? Retrouver l'usage de ma cheville et retravailler. Et pouvoir accueillir mon fils.» J.-L. H.


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