Aux Diables, Carcela préfère les Lions de l'Atlas

La préparation de Belgique - Allemagne a commencé avec la saga Carcela, pas encore clôturée officiellement. Leekens hausse le ton.

Et Mehdi Carcela a choisi... Hier, la décision du médian du Standard de jouer pour la Belgique ou le Maroc a alimenté les conversations et interviews. En matinée, Carcela disait être disponible... pour les Espoirs belges. L'après-midi Georges Leekens lui faisait gentiment comprendre qu'il pouvait rester chez lui. Le sélectionneur, bien décidé à ne pas laisser saper son autorité, a haussé le ton, hier, à propos d'une affaire qui devient une mauvaise série B et n'a pas encore trouvé d'épilogue officiel de la part du principal intéressé.

Jeudi soir, le joueur avait dit à Leekens sa volonté de jouer pour le Maroc. « Il devait m'en dire plus samedi, j'attends toujours », glisse le sélectionneur, qui laisse la porte entrouverte, mais de peu. Car s'il est absent pour l'enchaînement Allemagne-Turquie, qu'en sera-t-il pour les duels au Kazakhstan et contre l'Autriche, les 8 et 12 octobre ? « On n'y est pas encore, mais c'est vrai que c'est un problème », souffle un sélectionneur qui doit déjà composer avec quatre autres absents.

Il devra convaincre la FIFA

Carcela n'est pas autorisé, par le Standard, à faire de commentaires. Il pourrait parler de son choix cette semaine, mais rien n'est sûr. Il se confirme en tout cas qu'il a vu le vice-président de la fédération marocaine, M. El Araichi, il y a une dizaine de jours, afin d'évoquer de futures sélections pour les Lions de l'Atlassa maman est d'origine marocaine.

S'il est absent de la liste pour le match contre le Centrafrique, dans le cadre des qualifications pour la Coupe d'Afrique des Nations 2012, c'est pour permettre au Maroc de le mettre en ordre de « nationalité » aux yeux de la FIFA. Le genre de démarche qui pourrait toutefois prendre plus d'un mois, c'est-à-dire à l'horizon de la prochaine échéance internationalele Maroc joue en Tanzanie le 9 octobre.

« Je comprends que ce soit difficile pour le joueur, et je respecte son choix. Mais je dois avancer », assure Georges Leekens, qui doit faire une croix sur un Diable rouge potentiel, à qui il reste une éventuelle troisième porte de sortie : l'Espagne, via les origines de son papa. Non, là, on rigole...