Loi : la pratique diffère de la théorie

La loi concernant les droits d'auteur est relativement simple et explicite : « Dès que l'on utilise les oeuvres d'autrui, il faut une rémunération, explique Thierry Dachelet. La seule exception, c'est lorsqu'il s'agit d'une utilisation sous son toit et dans un cadre familial. » Voilà pour la théorie. En pratique, les choses sont différentes : « Il est évident qu'il y a une certaine tolérance et que l'on n'applique pas cette loi au pied de la lettre. » En clair, pas la peine de payer la Sabam lorsque vous diffusez de la musique lors d'un barbecue estival entre amis dans votre jardin.

« Par contre, certaines personnes pensent qu'il ne faut pas payer la Sabam s'il n'y a pas de droit d'entrée. C'est complètement faux. Une mention "soirée privée" n'est pas non plus un gage de dispense. » Notons encore que la Sabam est compétente pour ses 30 000 membres belges, mais détient aussi les droits pour le répertoire mondial de la chanson. C'est donc aussi un peu grâce à elle que Johnny Hallyday et Céline Dion parviennent à boucler leur fin de mois...

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