Des coupeurs de têtes sur le Viroin

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Parmi les éléments découverts lors des fouilles à Olloy, l'équipe a relevé, au niveau de la porte, plusieurs mâchoires inférieures. Ceci est l'occasion d'évoquer la thèse déjà formulée par plusieurs scientifiques et qui semble se confirmer ici. Jean-Luc Pleuger nous la relate ici, même si elle est plutôt macabre : « La découverte de ces ossements semble accréditer la thèse selon laquelle il existait des coupeurs de têtes parmi les Gaulois. Il semble qu'ils clouaient le crâne de guerriers qu'ils avaient combattus sur la porte de leur camp. Or, petit-à-petit, en se décomposant, c'est la mâchoire inférieure qui se détachait la première du crâne, puis les dents de la partie supérieure. Le reste du crâne était alors repris comme trophée, voire même racheté par la famille du guerrier... » Dans le même genre, la fouille des marchets a permis de dégager des ossements mais, étonnamment, peu d'entre eux venaient d'humains : « On pense qu'il doit s'agir de tombes d'ordre plus symbolique. On n'y plaçait pas les morts ou on les retirait après la décomposition de la partie molle du corps. Parfois, il semble que l'on se partageait ses ossements, entre membres et proches de la famille » .