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Les robots géants de Ataque de Panico par Fede Alvarez conquièrent Hollywood et Sam Raimi avec 300 dollars

Les robots géants de Ataque de Panico par Fede Alvarez conquièrent Hollywood et Sam Raimi avec 300 dollars

Les images semblent celles d'un docu, comme dans "District9".

Avec un court-métrage à 300 dollars montrant l’invasion de l’Uruguay par des robots géants, le jeune réalisateur Fede Alvarez a séduit Hollywood. Son premier film aura un budget de 30 millions de dollars.

«Avatar» : 500 millions de dollars de budget. «Ataque de Panico» : 300 dollars. Pourtant, l’un et l’autre font bouillonner Hollywood ces dernières heures. Le premier en réalisant le meilleur week-end de décembre de l’histoire du cinéma hollywoodien avec 77,3 millions de dollars de recettes. Le second, en captivant sur YouTube en 4’48’’ exactement près de 5 millions d’internautes depuis le 4 novembre.

Résultat, cette superbe attaque de robots vaut à son jeune auteur d’avoir signé un contrat mirobolant à Hollywood dans la maison de production de Sam Raimi (réalisateur des Spiderman) : Ghost House, qui a financé des succès comme Xena la Guerrière ou la série des The Grudge. Dès 2010, Fede Alvarez va donc toucher 1 million de dollars pour réaliser son premier long métrage. Il aura carte blanche pour réaliser ce film d’invasion extraterrestre… ainsi que 30 millions de dollars. Un budget pharaonique, aussi vertigineux que ses robots géants.

Dans «Ataque de Panico», ce jeune réalisateur uruguayen observe avec le point-de-vue documentaire sans commentaire cher à l’émission «Strip-Tease» l’invasion puis la dévastation de Montevideo par des robots géants de cauchemard. D’abord d’une beauté intrigante et muette, ces majestueuses technologies humanoïdes finissent par déchaîner une tempête de feu et de fumée sur la capitale uruguayenne, provoquant la panique et la stupeur.

On reconnaît évidemment les influences des films catastrophes hollywoodiens chez Fede Alvarez. On pense évidemment à Transformers ou à District9, mais son angle d’observation rappelle aussi le fameux Cloverfield qui avait buzzé l’an dernier. Et on sent poindre également chez lui la tradition des films de robots japonais.

En tout cas, ces monstres de métal comme les monstres sacrés d’Hollywood ne font pas peur à Fede Alvarez. Selon LesInrocks, Fede a sa propre idée de l’écriture : «je déteste ces films fantastiques où un personnage passe son temps à faire des blagues». Comme on le comprend…