FABIENNE DELVAUX

Plus d'un million de visiteurs épris de maïs

Fabienne Delvaux, vous dirigez le Labyrinthe barvautois avec Jean-Luc Arendt. Vous venez d'annoncer que vous aviez dépassé le million de visiteurs avant d'entamer cette quatorzième édition. Une belle aventure aussi ?C'est en effet incroyable. On n'aurait pas osé y croire quatorze ans en arrière. Plus d'un million de visiteurs...

Quelle attraction touristique éphémère peut se prévaloir d'avoir attiré autant de visiteurs ? D'autant plus que nous n'ouvrons que trois mois par saison.

Cela doit demander une organisation millimétrée ?Depuis la première en 1997, Jean-Luc et moi avons toujours gardé le cap, à travers notre ASBL Labytourisme. Nous travaillons toute l'année sur ce projet, dès que nous avons fixé le thème de départ. Le reste dépend de la nature et de la floraison du maïs.

Que devient le maïs en fin de saison ?S'il sert de terrain de jeu de juillet à septembre, les plants de maïs sont coupés par un agriculteur de la région avec qui nous collaborons. C'est d'ailleurs lui qui le plante chaque année de manière chirurgicale, afin de respecter au mieux le tracé de l'année, en relation avec le thème choisi. Cette année, il représente un aigle. Ce maïs est ensuite destiné à l'alimentation des vaches laitières.

Depuis quelques années, l'aventure se poursuit d'ailleurs au Québec. ?En effet, depuis 2007, les Québécois profitent eux aussi des joies du Labyrinthe. À Saint-Jean de Richelieu, dans la banlieue de Montréal, l'ASBL Labytourisme a exporté ce concept porteur. Avec succès, puisque nous avons reçu le prix de la région Montérégie, récompensant les attractions de moins de cent mille visiteurs. Nous y avons déjà proposé les activités de Merlin, le Dragon et les Pirates. Cette année, Alice au Pays des Merveilles franchit l'Atlantique. Le scénario a été complètement revisité après l'édition barvautoise. Jean-Luc Arendt y retourne d'ailleurs ces jours-ci pour chapeauter notre version québécoise.J. B.