Les Éléphants s'en remettent à Drogba

Les Éléphants s'en remettent à Drogba

Reporters

L'attaquant de Chelsea devrait débuter contre le Brésil, demain. Après le bon nul contre le Portugal, les Éléphants y croient.

À l'image de plusieurs nations majeures de ce Mondial, le Brésil a souffert pour son entrée dans le tournoi. C'était contre la Corée du Nord (2-1), l'adversaire supposé le plus faible du groupe G. Une première mi-temps laborieuse, un avantage de deux buts et une fin de match pas rassurante, voilà tout ce que la Seleçao devra éviter demain contre la Côte-d'Ivoire qui, malgré son partage contre le Portugal (0-0), est sortie confiante. Les Éléphants pourraient surtout profiter de la titularisation de Didier Drogba pour faire la différence.

Touché au cubitus droit (fracture), l'attaquant de Chelsea devrait débuter la rencontre. Le capitaine est le relais de Sven-Goran Eriksson au sens propre du terme puisqu'il traduit en français, pour ses équipiers, les consignes du technicien suédois, qui parle anglais. Drogba est l'âme des Ivoiriens, le moteur.

Il sera aussi d'une aide précieuse pour la concrétisation, qui a fait défaut contre les Portugais. « On doit être plus réaliste, convient Salomon Kalou, qui a apprécié le travail défensif. On doit garder cette attitude positive contre le Brésil, une équipe du même niveau que le Portugal, avec des joueurs capables de faire la différence à tout moment. »

Solidarité, collectif et réalisme seront les trois mots d'ordre ivoiriens. Kalou prévient : « Quand tu joues contre une équipe plus forte que toi, il faut l'empêcher de jouer et, après, utiliser tes forces : chez nous c'est la technique, la vitesse de contre-attaque... J'ai vu la première mi-temps de Brésil - Corée du Nord. Les Coréens ont bien défendu ensemble, c'est l'exemple à suivre. »

Si les Ivoiriens ont évité le scénario de 2006deux défaites d'entréeils espèrent entretenir l'espoir d'une qualification pour les huitièmes de finale. Et face au Brésil tel qu'il s'est présenté mardi, il y a peut-être un coup à jouer. La Seleçao, en manque d'imagination, avec Kaka peu à son affaire, devra élever son niveau de jeu.

Robinho, l'éclaircie dans la grisaille

Comme il en a pris l'habitude, Dunga a multiplié les entraînements à huis clos, ce qui n'est pas tout à fait dans la mentalité brésilienne. Interrogé sur le sujet, le gardien Julio César a répondu dans un sourire : « Mourinho faisait comme Dunga avec des entraînements à huis clos, et on a tout gagné. »

Le Brésil a gagné son premier match, donc ce n'est pas faux. Mais avec son onze équilibré, Dunga n'a pas totalement convaincu au pays. Heureusement que Robinho a redonné le sourire, à certains moments, à ses supporters. Son jeu en mouvement, ses contrôles étourdissants, ses une-deux répétés : l'attaquant de Santos a éclairé la lanterne de la Seleçao.

Pourra-t-il entretenir, seul, les changements de rythme au milieu d'un jeu trop terne ? Il aura besoin d'aide, cela paraît évident. Viendra-t-elle ? Il faut l'espérer pour une Seleçao qui voudra éviter de suivre les exemples des « grandes » qui ont trébuché en deuxième match (France, Allemagne et Angleterre).

L'exemple à suivre, finalement, c'est l'Argentine, le rival sud-américain, qui peut déjà se projeter vers les huitièmes de finale. Le Brésil pourra peut-être le faire dimanche.

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