Le cdH maudit l'apparentement

© EDA

L e siège est perdu mais pas la bataille : le cdH observe qu'il recule d'à peine un pourcent. Et se réjouit du résultat de Roberti.

En Brabant wallon, l'histoire se répète pour le cdH : en 1981, Raymond Langendries perdit son siège à cause de l'apparentement. Et en 1991, c'est André Antoine qui en fit les frais. Ce sera pour lui l'occasion, l'espace d'une législature de devenir chef de cabinet chez Michel Lebrun.

Cette année, rebelote, la roulette russe de l'apparentement frappe encore le cdH.

« Dire que l'on n'est pas déçu serait mentir, confesse André Antoine, mais je constate que nous ne perdons pas tant que ça. Il y a une évolution significative, c'est que notre électorat a voté davantage en case de tête que les autres fois. Donc, il y a fatalement moins de voix que quand on vote pour plusieurs candidats. »

On prenait un risque

Le cdH ne semble en tout cas pas regretter le choix de Sylvie Roberti. « C'est vrai qu'on prenait un risque mais je pense que Sylvie a été pleinement à la hauteur. Elle a d'ailleurs été applaudie ce lundi au bureau du parti », explique André Antoine.

Qui relativise aussi son score personnel. « Quand on est dernier effectif ou dernier suppléant, il est normal de perdre des voix. On a évidemment moins de visibilité. Nous avons tout misé sur Sylvie Roberti et nous avons bien fait. » « Je suis partagée entre la déception et l'incompréhension », enchaîne l'intéressée.

Sylvie Roberti a d'ailleurs passé sa journée de lundi à expliquer « pourquoi c'est un candidat dont le parti n'a obtenu que 5 % qui a été élu à ma place. » De là à dire qu'elle tournera le dos à la politique... « Non, les gens qui me connaissent savent que je garde mon cap. Là, j'ai juste besoin d'un peu de temps pour digérer avant de rebondir ! »



Nos dernières videos