Michaël, au vif des nébuleuses

© EdA

Le premier recueil de Michaël Zoïna sort de presse aux éditions Chloé des Lys. Une histoire au long cours, de l'ombre à la lumière.

«Qui saura

me comprendre ? Qui ne sera pas là ? » Dès les premières pages du livre, le lecteur est invité à entrer dans l'intimité du poète. Pour lui, « écrire permet d'extérioriser certains sentiments, d'élaborer un champ personnel ; le plaisir de la relecture existe aussi ». Vrai de vrai Michaël Zoïna écrit des textes dont la respiration se mesure et s'impose : une formation en déclamation l'a aidé à tenir compte d'un souffle personnel. Le souci de la rime guide le rythme de la phrase. Il arrive qu'un refrain balise le chant : « Les vertiges de toutes nos douceurs/Se sont figés à l'intérieur. » L'ouvrage contient cinq suites de poèmes, « De l'éloquence du passé » à « Etre aimé ». Parce qu'il raconte une histoire, chacun peut faire du chemin en compagnie d'une âme blessée, ensuite apaisée. De la brisure à l'élan amoureux, quelques années ont capturé l'émerveillement, le doute, l'espoir.

« En écoutant Alain Bashung, en découvrant la poésie à travers de nombreuses lectures, je me suis dit que je pouvais, moi aussi, me mettre à une table et écrire », confie Michaël. « Je me souviens, à dix-sept ans, avoir envoyé une lettre à une amie, avec le plaisir de choisir et d'agencer des mots. La chanson aussi me tente depuis longtemps. » L'émotion qui guide chaque page est tangible : l'auteur épingle des instants tantôt désespérés, tantôt fougueux, toujours sincères. « Au lecteur de faire son choix, de me suivre dans les nébuleuses, ce territoire effrayant ou merveilleux. »

Éditions Chloé des Lys, 16?40