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70% des journalistes enquêtent via Facebook ou Twitter

70% des journalistes enquêtent via Facebook ou Twitter

Twitter et Facebook deviennent primordiaux.

Une mue des médias s’opère actuellement. Le nombre de journalistes donnant crédit aux réseaux sociaux augmente en flèche. Selon une étude américaine, ils y gagnent énormément de temps.

Sur Actu24, on vous révèle souvent que tel personnalité à communiqué sur Twitter, que tel groupe politique est vilipendé sur Facebook ou que tel groupe de rock a publié un nouveau morceau sur MySpace.

Et bien sachez que nous ne sommes pas les seuls. Une étude américaine montre que 70% des journalistes de l’Oncle Sam utilisent les réseaux sociaux comme source d’information. Une augmentation impressionnante par rapport aux 41% de 2008.

Une surprise relativisée par le succès exponentiel de Facebook (dans le grand public) et Twitter (chez les spécialistes) la même année. On apprend ainsi que 100% des 317 journalistes interrogés détiennent un compte Twitter.

Plus de la moitié sur Wikipédia

L’enquête montre aussi que 66% alimentent un  blog, que 51% utilisent Wikipédia, que 48% se gavent de vidéos en ligne et que 47% utilisent fréquemment un service de microblogging comme Twitter. Et enfin, l’étude démontre qu’un surprenant 69% des journalistes utilisent les sites officiels des entreprises (ou leurs déclinaisons sur les réseaux comme Facebook ou Twitter) pour appuyer leurs enquêtes. Ce qui pourrait inciter les boîtes à davantage cibler leur communication vers les journalistes, faiseurs d’opinion, plutôt que de viser le grand public par la pub.

Selon l’enquête, cette évolution a des conséquences : les journalistes ont moins d’aide pour faire leur travail et doivent produire plus, sur divers formats, en temps réel. Et ces sources internet sont les plus rapides et les plus commodes pour ces nouvelles exigences du métier. 92% des journalistes interrogés admettent d’ailleurs que les réseaux sociaux les aident à travailler plus vite.

L’enquête, réalisée par Middleberg Communication pour la Society for New Communication Research doit être relativisée en raison du nombre assez peu élevé de répondants. Mais elle reste ouverte actuellement sur son site dédié. Ce qui, selon les analystes, ne devrait pas changer drastiquement les résultats.


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