De l'insuline et des calmants sur la table de nuit de Vandenbroucke

De l'insuline et des calmants sur la table de nuit de Vandenbroucke

Le cycliste belge Frank Vandenbroucke est mort lundi au Sénégal à l'âge de 34 ans. D'après les premières informations, il serait mort d'une embolie pulmonaire mais la rumeur grouille...

En effet, la radio flamande Radio 1 affirme que l'on aurait trouvé des calmants et ainsi que de l'insuline sur la table de nuit du champion. Info ou intox?  le temps nous le dira. Avec un début de carrière flamboyant puis une interminable descente aux enfers ont marqué le parcours de Frank Vandenbroucke restera marqué dans l'histoire.

Sa dernière vraie victoire de "VDB", une étape dans la Vuelta, datait de 1999. Depuis, il avait surtout fait parler de lui pour ses démêlés avec la justice, entre dopage et drogue, ses tentatives de suicide, ses changements d'équipe quasi-annuels jusqu'à cette année. Il avait échoué à se stabiliser malgré l'affection du public dont une partie lui resta longtemps acquise.

Un nouveau départ?

Frank Vandenbroucke était pourtant à la recherche d'une équipe pour le saison 2010. Il était apparu en bonne santé lors des derniers Championnats du monde de cyclisme sur route, en Suisse à Mendrisio, où il officiait en tant que consultant pour un média belge.

La semaine dernière, il avait annoncé vouloir poursuivre sa carrière professionnelle et avait demandé à l'Italien Aldo Sassi,
entraîneur du champion du monde, l'Australien Cadel Evans, de le remettre en forme.

"Frank est en bonne forme physique et se sent bien mentalement aussi", avait précisé Aldo Sassi dans le quotidien italien Gazetta dello Sport.

"A 34 ans, ce ne sera pas évident de trouver une nouvelle équipe car tout le monde pensera que les vieux démons vont resurgir pour moi", avait déclaré Frank Vandenbroucke. "Je pars bientôt en vacances au Sénégal. D'ici la fin du mois d'octobre, j'espère intégrer une nouvelle formation", avait-il dit quelques jours avant son décès.

Une minute de silence sera observée mardi avant le  départ du Prix de Clôture de Putte-Kapellen (1.1) en hommage à Frank Vandenbroucke ont indiqué mardi les organisateurs de la course dont le départ est prévu à 12h45.

André Antoine "bouleversé" Le décès du cycliste Frank Vandenbroucke a "bouleversé" le ministre francophone des Sports, André Antoine. "Il s'agit d'une immense perte pour le sport", a-t-il souligné.

Le ministre est particulièrement touché car il a rencontré le cycliste lors des Championnats du monde qui se sont déroulés à Mendrisio le 27 septembre. Ce dernier lui avait demandé de l'aide pour reprendre la compétition.

"Nous avons eu une conversation et il m'avait fait part de son désarroi. Il avait évoqué ses qualités et ses faiblesses mais avait surtout mentionné qu'il souhaitait reprendre la compétition et revenir pour une dernière grande et belle saison. Il m'avait demandé de l'aide. Il souhaitait un maillot et un vélo. Il faisait preuve d'une réelle volonté de revanche sur lui-même", a commenté André Antoine.

Le commentaire :

André Antoine, c'est tout de même un minissss qui connaît bien le Sport, matière dont il est en charge. Pas à dire: déclarer que la mort de Franck Vandenbroucke est une  (sic), c'est faire preuve d'une vista hors du commun.
Certes la mort de l'homme de Ploegsteert est un drame humain triste. Sa descente aux enfers durant la dernière décennie a fait peine à voir. Et personne ne s'en réjouissait.
 
Mais dire que sa disparition est une  pour le sport c'est comme si on disait que la mort de Jackson était une  pour la musique ou que celle de Sim était une  pour le cinéma français. SOyons honnête, Franck ne trouait plus une salade depuis des années, comme on dit en Wallonie. Et son retour au top n'était même plus hypothétique depuis longtemps, même s'il nous a fait rêver quelque temps.
 
Sacré André Antoine. Enfin, il n'a pas dit que que la mort de VDB était une immense perte pour le monde politique. Il a cerné le créneau, c'est déjà ça...

"Pas dormi de la nuit"  Patrick Lefevere, ancien directeur sportif de Frank Vandenbroucke, a appris lundi soir le décès. "J'en ai eu le souffle coupé. Nous avons encore discuté lors de la présentation du livre de Paul Van Himst. Il trouvait dommage de ne plus avoir d'équipe", a dit Patrick Lefevere. "Frank Vandenroucke était un virtuose, quelqu'un avec des hauts et des bas. J'ai vécu tout cela de près. Je connais très bien la famille Vandenbroucke. J'ai encore couru avec son oncle Jean-Luc, et je connaissais aussi son père et sa mère. Pauvre Chantal. Ce qu'elle doit endurer... Perdre un fils de 34 ans. Je n'en ai pas dormi de la nuit. Incroyable", a poursuivi Lefevere, qui a eu VDB sous ses ordres en 2002 et 2003.

Nico Mattan était son meilleur ami Le plus proche ami de Frank Vandenbroucke était sans conteste Nico Mattan. C'est son épouse, Sabrina, qui a pris la parole pour le coureur flandrien sur les ondes de VTM lundi à l'annonce du décès de VDB. "Frank faisait partie de la vie de Nico. Il en a fait plus pour lui que pour moi", a confié l'épouse de Nico Mattan. "Il voulait que Frank soit heureux". "Nico était content que les prestations de Frank soient de nouveau un peu meilleures. Ce n'est pas croyable que Frank est mort."

"Le pire anniversaire" pour Johan Museeuw Pour Johan Museeuw coïncide avec la date de son  anniversaire (Johan Museeuw est né le 13 octobre 1965). "J'ai éteint mon GSM hier soir (lundi soir)", a déclaré Johan Museeuw. "Ce matin, j'ai reçu pas mal de SMS et de messages sur le répondeur. Je pensais que c'était pour mon anniversaire, mais certains concernaient Frank Vandenbroucke".

 "Je n'en croyais pas mes oreilles. Frank mort? J'ai toujours eu une bonne relation avec lui", a ajouté Johan Museeuw, qui a eu VDB comme coéquipier dans les années 90.

"C'était parfois tendu entre nous, mais nous n'étions jamais fâchés l'un contre l'autre. Nous nous expliquions toujours. Nous avons partagé la même chambre pendant cinq ans lorsque nous étions coéquipiers. Pendant un temps, j'ai été une sorte de figure du père pour lui. C'était un enfant terrible, mais on le lui pardonnait. C'est une triste journée pour le cyclisme, mais mais pensées vont à la famille. Le décès de Vic Van Schil m'a aussi touché, mais la mort de Frank Vandenbroucke me frappe particulièrement.

Je dois accuser le choc. Je perds pour ainsi dire quelqu'un de ma génération, certainement un ami. Je devais aller aujourd'hui à Putte-Kapellen, mais je n'irai pas. Je vais rester à la maison, pour digérer tout cela à ma manière. C'est le pire anniversaire que j'aie jamais eu", a conclu l'ancien cycliste.

"Un destin tragique" pour Alain Deloeil  Frank Vandenbroucke a eu un destin tragique rappelant celui de Marco Pantani, a estimé mardi son ancien directeur sportif de l'équipe Cofidis, Alain Deloeil.

"Quand il a fait sa tentative de suicide il y a deux ans, les gens se sont dit: 'il finira comme Pantani'. Mais on espérait tous qu'il n'en arriverait pas là. Et puis ces derniers temps, ça semblait aller mieux. Il avait couru les critériums en Belgique où il était adulé, il avait l'air un peu plus serein, son manageur lui cherchait une équipe pour l'année prochaine", a déclaré Alain Deloeil.

"VDB" a obtenu son plus grand succès sous le maillot Cofidis (Liège-Bastogne-Liège 1999). "Il a toujours été doué et il s'est imposé tout de suite chez les professionnels", a dit Alain Deloeil. "Mais, la caractéristique d'un champion, c'est aussi la solidité psychologique", a souligné Alain Deloeil.

"C'était la faille de Frank. Et ses rencontres, ses déboires sentimentaux aussi, n'ont rien arrangé. C'était quelqu'un d'adorable. Son parcours, sa vie privée, ses démêlés, avaient fait que le public l'avait pris en sympathie. Il y avait encore beaucoup de pancartes pour l'encourager sur le bord des routes", a conclu son ex-directeur sportif qui n'a pas voulu se risquer sur le terrain de l'entourage de "VDB" ces dernières années: "Les gens se sont intéressés à lui. Mais, même quand on l'impression d'accompagner, c'est très difficile psychologiquement. La solitude reste."

Avec Belga, Afp