Plus d'air pour notre Terre Exposition

« C'est notre Terre ! » est de retour à Bruxelles. Une exposition ludique et convaincante pour respecter notre planète.

L'image est on ne peut plus parlante. Pensez à une grosse boule de glace, large d'au moins 50 cm, suspendue à un mètre d'une plaque chauffante. Avec la chaleur émise, la glace fond et la sphère ne cesse, au fil du temps, de rétrécir. Les gouttes qui tombent sur la plaque s'évaporent lentement. Au bout de quelques heures, il ne reste plus rien, si ce n'est quelques photos de l'oeuvre réalisée par l'artiste italien Gerardo Dicrola.

Sa sculpture symbolise en réalité l'état de santé peu reluisant de notre planète qui ne cesse de se réchauffer. Cette image a été retenue pour l'inauguration de la nouvelle exposition C'est notre Terre 2, de Kyoto à Copenhague . Elle a ouvert ses portes cette semaine sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles.

C'est une suite de l'exposition C'est notre Terre ! organisée l'an dernier et qui avait séduit plus de 200 000 visiteurs. Un succès considérable, mais qui a laissé sur leur faim de nombreuses personnes. Elles n'ont d'ailleurs pas hésité à demander aux organisateurs une suite consacrée au réchauffement climatique. Ils ont été entendus.

Que le visiteur qui aurait raté la première édition se rassure. Il pourra la redécouvrir, comme l'année dernière en deux temps intitulés Le temps de la Terre et Le temps des Hommes .

La première partie revient sur la manière dont l'Homme a progressivement marqué la Terre de son empreinte. Non pas dans l'objectif de culpabiliser le visiteur. L'objectif se veut pédagogique : comprendre sans stigmatiser les comportements qui ont conduit la planète dans sa petite forme actuelle.

Une des explications est à rechercher dans notre mode de vie. Et c'est là le message de la deuxième partie. On consomme trop. La preuve en est faite dans différentes alcôves représentant chacune une étape clé dans notre vie quotidienne : supermarché, transport, nourriture, etc. Ici encore, la prise de conscience se fait de manière ludique.

Changer notre mode de vie

La suite du parcours est logique. C'est l'heure du bilan, de voir Le temps qu'il fait . L'homme a exercé une influence néfaste sur sa planète. Et il continuera à le faire s'il ne rectifie pas le tir rapidement. Car il y a urgence. Les ressources s'amenuisent, certaines espèces disparaissent. L'effet de serre s'accélère. Un planisphère géant le rappelle aux visiteurs. Notre planète est en danger. Des oeuvres aussi originales que frappantes viennent appuyer ce constat, implacable : on doit changer nos comportements.

La quatrième partie, intitulée Le temps d'agir, offre enfin des solutions. Car le message, répètent à souhait les organisateurs, se veut porteur d'espoir. Pas question de fatalité. Il n'est jamais trop tard. Mais il ne faut plus traîner. Et qui que ce soit, à chaque niveau, peut agir. Un module le rappelle au visiteur, invité à mesurer son empreinte écologique. Avant de lui offrir l'occasion de réduire celle-ci. En attendant que des couloirs du palais de Copenhague, où se réuniront les puissants de ce monde, des engagements globaux soient signés.

Les organisateurs ont, eux, en tout cas réussi leur pari : arriver à faire passer, au moyen d'une mise en scène ludique, interactive et surtout instructive, un message longuement ressassé ces derniers mois. Mais le plus intéressant, c'est qu'ils sont parvenus à faire en sorte qu'en quittant les lieux, vous ne vous sentiez pas culpabilisé, mais au contraire responsabilisé. Une exposition assurément à ne pas manquer.