athlétisme, Bolt

Usain Bolt: "Je veux essayer la longueur un jour"

Usain Bolt: "Je veux essayer la longueur un jour"

Bolt est un touche-à-tout. (photo Reuters)

Usain Bolt est prêt à rechausser les pointes dès demain vendredi, à Zurich. Il déclare aussi vouloir un jour s'essayer au saut en longueur. Interview.

Six jours après son triplé 100-200 et relais 4x100 m aux Mondiaux de Berlin, le Jamaïquain Usain Bolt est prêt à rechausser les pointes, malgré la fatigue, dès demain vendredi pour le 100 m de la réunion d'athlétisme de Zurich.

Bolt, qui a amélioré les records du 100 m (9.58) et du 200 m (19.19) dans la capitale allemande, reconnaît vouloir essayer un jour le saut en longueur, une disicpline sur laquelle beaucoup lui voient des prédispositions grâce à sa vitesse et sa taille (1,96 m).

Dans quel état êtes-vous quelques jours après vos exploits à Berlin?

"Je ne vais pas dire que je ne suis pas fatigué. Je le suis. Je vais voir où j'en suis après cette course (Zurich). Peut-être ai-je encore des réserves pour deux ou trois courses. Je vais en tout cas me présenter pour gagner et tout donner. Mais (faire mieux) qu'à Berlin cinq jours après va être difficile."

Que retenez-vous de Berlin ? Et quel est le record auquel vous vous attendiez le moins?

"Le moment dont je garderai le meilleur souvenir à Berlin est celui des interviews après la finale du 4x100 m (samedi). Avec Asafa (Powell), on s'est vraiment amusé. On a fait un sondage pour savoir lequel de nous deux était le plus mignon. Je ne sais toujours pas qui a gagné. J'ai aussi été surpris par mon record du monde sur 200 m. En fait, les gens attendaient tellement ce record que je me suis dit Ok, essayons."

Vous commencez à évoquer la longueur. Pensez-vous sérieusement vous y mettre un jour?

"Je veux essayer. Quand? Je ne sais pas. Mais avant la fin de ma carrière. Peut-être quand je verrai que les courses deviennent serrées et difficiles à gagner, alors je me mettrai à la longueur (sourires). Je pense que je peux faire un bon sauteur. En tout cas, j'ai dit à mon entraîneur (Glen Mills) que je voulais essayer. J'en faisais un peu au collège, sans vraiment mesurer. Je pense que je peux être bon. Mais si j'en fais, ce n'est pas parce que j'ai peur de m'ennuyer sur 100 ou 200 m. On ne s'ennuie jamais de gagner."

Yelena Isinbayeva a évoqué l'excès de confiance dont elle a été victime à Pékin? Pensez-vous à ce danger?

"Je ne suis pas trop confiant. Parfois, cela peut arriver mais dans mon cas, j'ai un entraîneur (Glen Mills) qui ne laissera jamais cela se produire. Il sera toujours sur mon dos, à me faire travailler et à me surveiller."

Comment expliquez-vous le succès du sprint jamaïquain comparé aux résultats des Américains?

"La plupart des athlètes de chez nous restent en Jamaïque. Quand vous allez aux Etats-Unis, vous vous blessez souvent parce qu'il faut courir toutes les semaines. Et comme vous dépendez des bourses (universitaires), vous ne pouvez pas refuser. D'ailleurs, ceux qui partent de Jamaïque et vont aux Etats-Unis atteignent rarement le sommet. Ceux qui réussissent sont ceux qui restent car ils peuvent décider des courses qu'ils veulent faire et ils ne subissent pas trop de pression toutes les semaines."

Avec Belga

Nos dernières videos