Le futur recteur de l'UCL lance un nouvel appel au dialogue avec la Poste

Malgré la décision de La Poste de ne plus ouvrir les guichets du bureau de poste de Louvain-la-Neuve (Brabant wallon) ce mercredi matin, l'occupation des locaux par les citoyens se poursuit. Le mouvement a reçu mercredi l'appui de Bruno Delvaux, le nouveau recteur de l'UCL qui prendra ses fonctions le 1er septembre. Lançant un appel au dialogue, il estime que le départ de la Poste de la cité universitaire handicaperait la vie de l'Université dans toutes ses composantes. La CGSP Poste a également pris position en faveur des usagers néolouvanistes.

Devant l'unique bureau de poste de Louvain-la-Neuve, que la Poste a décidé de ne pas rouvrir mercredi matin en invoquant des raisons de sécurité, le nouveau recteur de l'Université catholique de Louvain (UCL), Bruno Delvaux, a officiellement réagi au nom des autorités académiques.

"Je ne peux qu'exprimer ma surprise face à une façon de procéder qui est quelque peu étonnante de la part d'un service public. L'UCL soutient la mobilisation : la Poste ne doit pas y voir une attitude agressive : c'est un appel à un dialogue que nous voulons rouvrir", a indique le nouveau recteur, qui prendra ses fonctions le 1er septembre.

Pour Bruno Delvaux, la fermeture du bureau de Poste de la Grand-Place de Louvain-la-Neuve, qui ne laissera subsister qu'un bureau à Ottignies, handicapera - si elle se concrétise - la vie de l'Université dans toutes ses composantes.

Le nouveau recteur évoque notamment la réception et l'envoi de nombreux colis lourds, que ne traitent pas les points postes. Une des spécificités de Louvain-la-Neuve, au niveau postal, est le traitement quotidien de colis de livres destinés aux étudiants ou aux services de l'Université, ainsi que des envois destinés aux laboratoires actifs sur le site.

Bruno Delvaux rappelle aussi la présence de près de 40.000 personnes à Louvain-la-Neuve durant l'année académique, et les perspectives de développement de la ville d'ici à quelques années - avec notamment l'arrivée du RER - qui pourraient amener 10.000 personnes supplémentaires.

La CGSP secteur Poste a également réagi dans le courant de la matinée à la décision d'anticipation de fermeture suite à l'occupation des locaux par les usagers. "Une fois de plus, cette attitude démontre toute la détermination de l'entreprise et le peu de respect que ses dirigeants ont pour les usagers et leurs préoccupations. Depuis la signature du contrat de gestion, la CGSP Poste a dénoncé la possibilité octroyée à La Poste de ne laisser qu'un seul bureau par commune fusionnée. La CGSP Poste a soutenu et soutiendra toute initiative des usagers afin de lutter contre cette politique de désertification postale", indique Michel Meyer, le secrétaire général de la CGSP Secteur POSTE.

La CGSP affirme qu'elle demandera, lors de la prochaine commission paritaire, des explications sur la gestion du dossier. Par ailleurs, sur le plan politique, une motion demandant officiellement à La Poste de réexaminer sa décision de fermeture du bureau devrait être proposée par le groupe PS au conseil provincial du Brabant wallon, prévu jeudi soir.

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