ARBITRAGE CPA NAMUR

Tolérance zéro pour l'agressivité

Après les tests physiques et théoriques, les arbitres ont reçu les nouvelles directives de leur président Benoît Struys, pour un « foot clean ».

Une toute grande majorité des arbitres évoluant en P1 et P2 ont réussi leurs tests physiques à Jambes. « Ils étaient un peu plus difficiles, avec des temps quelque peu rabotés malgré le tour de piste supprimé », confiait André Custine, qui les aborde toujours sans problème, vu sa condition irréprochable. C'était aussi le cas des jeunes et des moins jeunes, car un seul devra repasser en seconde session. Pour les théoriques, chacun avait pu aller visionner les 150 questions sur le site footbel et il fallait répondre correctement à dix d'entre elles. « M. Body avait placé une question piège, mais pour le reste, une bonne préparation était suffisante », ajoutait le referee d'Hamois, au terme d'un examen où certains réussirent un 10/10.

« Un foot clean dans un esprit positif... »

Il ne restait dès lors plus qu'a envisager les cartes jaunes (Éric Romain), mais surtout à être bien attentif à l'exposé de Benoît Struys, qui prôna un football propre, tout en signalant les quelques modifications dans les règles de jeu. S'adressant aux arbitres, il leur signala d'abord que les cotations iraient de 0 à 10 et qu'il valait mieux se situer au-dessus de 6... « Si un mur n'est pas au moins à 9 m 15, le visionneur retirera quelque chose. Quant aux désignations, elles dépendront des prestations, des entraînements et des disponibilités. Plus question de se désister le jour du match, sauf cas de force majeur. De plus, chacun devra signer la charte reprenant les diverses directives. C'est une question de responsabilisation », précisait le président, qui insista surtout sur le foot clean dans un esprit positif entre les trois composantes du ballon rond : les arbitres, les dirigeants et entraîneurs, ainsi que les acteurs de terrain. « Les objectifs, pour cette saison, vont d'un encadrement plus spécifique à la transparence, en passant par la communication, le talent ainsi que le climat de confiance à favoriser. Pour y arriver, il faut bannir les agressions physiques et verbales. Le signal orange est en place, mais pour moi, il est déjà au rouge... Les coups de coude, les jeux de main dans la surface et les tricheries (simulations) doivent être sévèrement réprimées. » Fort de son expérience au plus haut niveau de l'arbitrage, Benoît Struys, qui a pris le relais de Maurice Pestiaux (ayant réalisé un tout bon intérim l'an dernier), se montra clair et précis dans toutes ses directives, celles émanant de la CCA mais aussi d'autres, plus personnelles, qui s'inscrivent en lettres dorées dans un football namurois qui doit retrouver des couleurs. Dans ce contexte, les arbitres sont trop souvent mal ciblés. On ne leur accorde pas la moindre erreur, alors qu'un joueur peut parfois faire de grossières erreurs qui influencent le score final. D'un autre côté, les referees doivent bien sûr appliquer les règles du jeu, mais en montrant aussi beaucoup de psychologie. Un alliage qui profitera à tous et d'abord à eux qui se sont lancés dans cette belle école de vie, pas toujours facile à gérer.

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