8-2 sur l'ensemble des deux matches ! Pas de sursaut d'orgueil pour les Mauves. Mais le voulaient-ils vraiment ? Assistance : 20 000.

Arbitre : M. Rizzoli (It).

Cartes jaunes : Toulalan, Boussoufa, Buts : Lisandro (0-1, 25e), Lisandro (0-2, 32e), Lisandro (0-3, 41e), Suarez (1-3, 51e), ANDERLECHT : Schollen, Wasilewski, Mazuch, Juhasz, Deschacht, Chatelle (66e Reynaldo), Sare, Polak (46e Biglia), Gillet, Boussoufa, De Sutter (46e Suarez).

LYON : Lloris, Réveillère, Cris, Bodmer, Cissokho, Bastos, Makoun, Toulalan (78e Gonalons), Kallström (88e Pjanic), Delgado, Lisandro (60e Belfodil).

Un stade ébouillanté plutôt que bouillant. Une équipe locale volontairement déforcée, avec les mises au repos de Proto (pour Schollen), Biglia (Sare) et Suarez (Gillet). Un match amical d'avant-saison, quoi. Mais pas de chance, en face, les Lyonnais, eux, étaient venus pour jouer le jeu jusqu'au bout. Et dire que l'entraîneur anderlechtois, la veille, avait parlé d'orgueil, de respect du public et du RSCA. Quelle mascarade ! Les Mauves, pour la seconde fois en sept jours ont été écrasés, ridiculisés, humiliés. Ce double duel restera pour longtemps dans les annales anderlechtoises... dans le petit livre du côté (très) obscur de la force.

La floche de Mazuch

En plus, comme si Lyon avait besoin de ça pour dicter sa loi du (beaucoup) plus fort : un assist de... Mazuch pour Lisandro Lopez. Et hop ! Un petit lob. 0-1, avec les remerciements du « taureau argentin » de l'OL. Les Français pouvaient déjà gommer toute éventuelle trace de crainte. Et Anderlecht pouvait déjà s'écrouler. Car dans la foulée, le buteur de Claude Puel remettait le couvert dans une défense à découvert. La demi-heure était à peine franchie et Anderlecht n'avait plus que... sept buts à inscrire pour se qualifier. Non, huit ! Si, si, Lisandro Lopez était encore passé par là et par la lucarne de Schollen.

Un point positif :

Proto a été préservé Concernant ce dernier et sa titularisation, Ariel Jacobs, là, au moins, avait vu juste : c'eût été vraiment trop dur pour Silvio Proto et son moral, de ramasser une telle valise de buts en deux rencontres. Et encore, si Lyon, enfin repu, ne s'était pas arrêté de chasser en seconde période, et si Matias Suarez n'était pas monté au jeu, tout cela aurait pu prendre un tour encore plus apocalyptique...

En attendant, si en dépit de cause, ce match face au multiple champion de France pouvait permettre de bien préparer le clasico belge de dimanche, là aussi c'est complètement raté. Car aucun Anderlechtois, hormis peut-être Suarez, ne peut sortir intact d'une telle dégelée européenne. Et plutôt que de retrouver un semblant de confiance ou de niveau, des joueurs, considérés comme des piliers, comme De Sutter, Polak ou Juhasz voire Boussoufa, risquent plutôt de continuer à sombrer. Tout comme le coefficient européen de la Belgique, d'ailleurs.

La réflexion peut être identique en ce qui concerne Ariel Jacobs pour qui, en dépit de bons résultats en championnat belge depuis un an, la Champions League (ou du moins ses préliminaires) constitue un vrai cauchemar. Et comme ces Anderlechtois-là ne semblent pour l'instant pas disposés à offrir un peu de rêve, même en C3...

Nos dernières videos