Julien Hoferlin : "Je suis fier d'être Belge"

Julien Hoferlin : "Je suis fier d'être Belge"

Hoferlin, coach de l'équipe nationale et d'Olivier Rochus garde confiance en son joueur. (photo Belga)

Olivier Rochus, le tennis mondial, l'US Open, la Coupe Davis, Julien Hoferlin livre le fond de sa pensée sur "son" monde du tennis.

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Julien Hoferlin est comme un poisson dans l'eau dans ce monde du tennis qui représente une (grosse) partie de sa vie. Convivial et connaisseur, il aime jouer collectif dans un univers individuel en diable. «J'adore partager les émotions. J'ai beaucoup de copains, parmi les coaches et les joueurs... du moins parmi ceux qui parlent la même langue que moi.» Le coach d'Olivier Rochus, qui est aussi capitaine de Coupe Davis, ne veut pas être mal compris: «Le contact en profondeur est plus facile en français, mais je suis prêt à entraîner un joueur en flamand, je suis fier d'être Belge, je le dis bien haut en ces temps incertains.»

Est-il bien sain de cumuler les deux fonctions? «Vous pouvez vous interroger, mais cela ne me pose pas le moindre problème. J'ai ma conscience pour moi. Quand je suis en Coupe Davis, il n'y a qu'une chose qui compte: que la Belgique gagne!Si je n'avais jamais eu l'occasion d'occuper cette fonction, cela m'aurait manqué, de ne pas avoir senti de l'intérieur ce que cela fait d'être capitaine de l'équipe de mon pays. Après tout, l'entraîneur de Berdych est aussi le coach tchèque, et Casteels entraîne l'équipe nationale de basket.»

Il sait que l'on ne va pas tarder à aborder le sujet Xavier Malisse, et saisit la balle au bond: «Le lendemain du jour où j'ai été nommé, j'ai envoyé un mail à Xavier pour l'inviter à jouer contre l'Ukraine, il a décliné. Même chose pour le match en Slovaquie. Il a été demi-finaliste à Wimbledon, 18e mondial et a gagné trois tournois ATP, à mes yeux Malisse est le meilleur joueur belge de tous les temps. Il y aura toujours une place pour lui dans l'équipe, et je n'ai jamais eu le moindre problème avec lui. Mais je ne suis pas magicien. S'il n'a pas envie, ou si, comme au début de cette année, je me retrouve avec les deux autres joueurs qui disent ''en 2007, c'est lui ou nous''... Typiquement belge!

Je peux vous garantir que, pour 2008, dès que l'on sera rassuré sur l'état de son poignet, je renouerai le contact. Avec Olivier Rochus, Kristof Vliegen, Steve Darcis et lui, on a une équipe tout terrain qui rend toutes les combinaisons possibles. Le rêve pour un coach. En France, ils viendraient à pied pour défendre leurs couleurs en Coupe Davis....»

Cette année, Julien n'a-t-il finalement pas été plus heureux avec cette équipe de Coupe Davis, qualifiée dans le groupe mondial, qu'avec Olivier Rochus? «En 2005-2006, Oli a su se maintenir aux alentours de la 30e place mondiale. En 2007 pas. Si, en un an, Federer, Nadal et Djokovic ont progressé, globalement le tennis n'a pas changé, même si on voit une évolution physique chez les jeunes qui arrivent, ils ont tout.

Olivier ne joue pas plus mal, il a plus d'expérience, et il sert mieux, on a beaucoup travaillé ce secteur de jeu dans cette tournée américaine, pour qu'il passe plus de premières balles. Il ne lui a pas souvent manqué grand-chose, mais toujours dans des domaines différents, disons qu'il était à 85% quand il aurait dû être à 95. Je l'ai senti malheureux, je pouvais aider, en partie, sauf que, chez un sportif, rien ne remplace la victoire. T'as gagné, t'as perdu, ça change tout. Il n'y a aucune raison pour cela n'aille pas mieux en 2008, et même en cette fin 2007.»

Enfin, qu'attendre de cet US Open? Cette fois, il ne sort pas Federer du lot. «Nadal aurait dû le battre à Wimbledon, il l'aurait presque mérité. Avec Djokovic, ils sont trois au dessus du lot. Celui qui arrivera le plus frais en phase finale aura l'avantage.» Chez les filles, «il y a Justine, forcément. Sharapova manque de matches et de victoires. En revanche, il faut se méfier des Williams à New York. Avec le retour de Venus, impressionnante, et de Serena, on a des quarts de finale potentiels qui valent des finales, c'est de l'inédit chez les femmes...»

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