Sclérose en plaques: le GIFT 15 agit sur les souris

Sclérose en plaques: le GIFT 15 agit sur les souris

(photo Fotolia)

L'université McGill teste une molécule, le GIFT 15, pour le traitement de la sclérose en plaques . Les résultats sur les souris sont probants.

L'u niversité McGill, au Québec vient de produire une série de tests encourageants dans le traitement de la sclérose en plaques. Ces tests, réalisés sur des souris, ont été conduits par l'équipe du Dr Jacques Galipeau, spécialiste en régénération cellulaire affilié au centre du cancer Segal de l'hôpital général juif de Montréal.

La molécule mise au point par l'équipe de chercheurs canadiens se compose de deux protéines qui, lorsqu'elles sont ensemble, ralentissent l'effet du système immunitaire.

Les cellules qui interviennent normalement dans la réaction immunitaire sont alors transformées en cellules immunosuppressives.

Inoculé à des souris porteuses de la sclérose en plaques, ce nouveau traitement a fait disparaître la maladie chez les rongeurs infectés.

L'équipe du Dr Jacques Galipeau précise tout de même que la maladie doit être prise au tout premier stade pour que le traitement fonctionne et que des tests sur des cellules humaines sont encore nécessaires afin de vérifier l'efficacité du traitement chez l'homme.

C'est aussi l'occasion de rappeler que la sclérose en plaques touche actuellement une personne sur mille en Belgique. Cette affection se caractérise par de petites lésions dans le cerveau. Les globules blancs, censés nous protéger, se mettent à attaquer les cellules nerveuses de notre corps.

« En fonction de la région du cerveau atteinte, les symptômes de la maladie varient. Ce peut être des douleurs, des troubles moteurs ou encore des troubles de la sensibilité par exemple », indique le Dr Jean Pierre Rihoux, médecin attaché à la ligue nationale belge de la sclérose en plaques.

Actuellement, il existe un nouveau traitement sur le marché : le tysabri. Cette molécule est utilisée depuis quatre ans et environ 50 000 patients sont traités actuellement. Ce traitement a un effet beaucoup plus net que les anciennes molécules sur la rapidité d'évolution de la maladie. « Pour ce traitement, on est encore en phase d'observation, il faut attendre d'avoir un recul d'environ 4 à 5 ans pour refaire une étude précise. Mais c'est une avancée thérapeutique » explique le Dr Jean Pierre Rihoux.

Qu'en est-il de cette nouvelle molécule découverte par l'équipe de l'université McGill ? « Beaucoup de molécules sont à l'essai, ce sont des grosses études, qui prennent du temps et il faut attendre qu'elles soient terminées pour donner des résultats sûrs », précise le Dr Jean Pierre Rihoux.

Une maladie aux causes inconnues

À l'heure actuelle, on ne connaît pas encore de façon sûre les causes de la sclérose en plaques. D'après les diverses études menées à ce sujet, il y aurait sûrement un facteur génétique. Il a aussi été démontré que les pays étaient inégaux en ce qui concerne la maladie. Les pays méditerranéens seraient moins infectés. Certaines infections de la petite enfance peuvent aussi être mises en cause.