ROYAUTE

Le yacht d'Albert II et l'avion de la famille royale font jaser

Le yacht d'Albert II et l'avion de la famille royale font jaser

Le Roi et sa famille voyageront désormais avec un Airbus racheté à une compagnie portugaise qui, semble-t-il, leur faisait un meilleur prix que les sociétés belges concurrentes. (Archives Reporters)

DIAPORAMA | Deux polémiques autour de la monarchie ont jailli ces jours-ci. Une pour le nouveau yacht que le Roi Albert II s'est offert. L'autre au sujet de l'avion qui transportera la famille royale, acheté à des étrangers "peu fiables".











Un yacht à 4,6 millions

Le Soir Magazine révèle cette semaine que le nouveau yacht du roi, long de 27 mètres, a un prix catalogue de 4,6 millions d'euros. Il l'aurait acheté en 2008. Même s'il y aurait moyen de discuter le prix, cela fait mauvais genre en pleine crise économique. D'autant que le Roi avait déjà un autre yacht, valant 1,5 million d'euros, acheté en 2007.



Par ailleurs, le ministère de la Défense a choisi une compagnie aérienne "peu fiable", Hi Fly, pour la location, sans équipage, d'un avion de ligne gros-porteur Airbus A330 pour remplacer ses A310 vieillissants, a affirmé mercredi soir le groupement industriel flamand Flemish Aerospace Group (FLAG), alors que la Défense se refusait à tout commentaire.

"Une petite et, selon nos renseignements, peu fiable compagnie aérienne portugaise va opérer un Airbus A330 beaucoup trop gros avec lequel la Défense veut transporter les responsables politiques et la famille royale comme avion gouvernemental, tout en servant de +capacité de transport stratégique+ pour les militaires", a indiqué le FLAG dans un communiqué.

Deux candidats belges "valables"

Selon lui, le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a choisi le 28 juillet de confier - à condition qu'il n'ait pas d'appel de deux soumissionnaires belges - le contrat de location d'un avion gouvernemental à Avico, un intermédiaire français qui proposait un A330, en collaboration avec la compagnie portugaise Hi Fly. Cette offre, moins chère, a été préférée à celle de deux candidats belges "valables", qui proposaient chacun un Boeing 767, a ajouté le FLAG.

"C'est un choix incompréhensible", a souligné le groupement industriel, qui ajoute que Hi Fly est, selon ses informations, une "petite compagnie peu fiable et souffrant d'une très mauvaise réputation", avec le même capital et les mêmes propriétaires que la compagnie Air Luxor, tombée en faillite en 2006.

Selon le FLAG, Avico est pour sa part un intermédiaire étranger, comme il en existe beaucoup, qui s'est associée à une société portugaise insignifiante sans offrir de véritables garanties financières, alors que la Défense n'a pas réalisé d'audit sur sa solvabilité.

Du trop bon marché?

Toujours selon le FLAG, la Défense a aussi choisi la solution la meilleure marché à première vue, mais qui pourrait s'avérer nettement plus coûteuse à l'usage, notamment en raison de la consommation plus élevée - de l'ordre de 15% - d'un A330 à 330 sièges, alors que le cahier des charges ne tablait que sur une capacité de 180 sièges.

Le ministère de la Défense s'est refusé mercredi soir à tout commentaire alors que la procédure d'attribution du marché n'est pas terminée en raison des recours déposés notamment par Sabena Technics.

Belga