Le soutien de Fastré n'a pas suffi

Le soutien de Fastré n'a pas suffi

L'équipe du Campus de Francorchamps aurait tellement voulu terminer cette saison par une victoire pour l'offrir à Grégory Fastré !

Si 36 motos seulement étaient alignées en épi sur la grille de départ des 8 Heures de Spa, la finale du championnat de Belgique n'en fut pas moins palpitante. Tout particulièrement pour l'équipe du Campus de Francorchamps.

En effet, avant ce dernier rendez-vous de la saison qui en constituait également le point d'orgue, les stagiaires voulaient, plus que tout, achever leur apprentissage des techniques de la compétition moto par le titre de champion national.

Ce n'était pourtant pas gagné d'avance.

« Nous possédons actuellement dix points de retard sur les leaders du championnat, expliquait Georges Biar, le responsable de l'équipe.

Mais si nous remportons notre catégorie réservée aux 600cc, nous engrangerons automatiquement cinquante points, soit dix de plus que le second. En cas d'égalité, nous serons de toute façon sacrés au nombre de victoires. » C'était dire la motivation de tous les membres de l'équipe, d'autant que Grégory Fastré, le pilote emblématique depuis la création du team, avait dû déclarer forfait, victime d'une lourde de chute dans une épreuve annexe lors de la manche précédente à Dijon. Pour l'occasion, l'Eupenois Michael Weynand était secondé par Olivier Depoorter, une autre valeur sûre de la moto en Belgique. Malgré la douleur, « Greg » était présent dans le stand pour apporter son soutien à toute l'équipe.

« Et j'espère bien fêter le titre avec eux en fin de course », nous glissait-il.

Tout avait débuté au mieux pour la Yamaha numéro 25. Malgré son handicap de puissance, elle pointait immédiatement dans le peloton de tête. Mieux même, après trois heures de course, elle profitait des déboires des leaders pour s'installer au commandement. Préférant assurer le résultat et surtout les points de la victoire de catégorie, elle contrôlait parfaitement son avance. Mais à un peu moins de nonante minutes de l'arrivée, le beau rêve des stagiaires s'écroulait.

Michael Weynand, alors au guidon, chutait aux Combes suite à un bris de chaîne secondaire. Avec l'abandon, c'était le titre qui s'envolait.

Cette deuxième édition des 8 Heures de Spa s'achevait sans la Yamaha du Campus de Francorchamps. Après toute une série de rebondissants, la victoire revenait à la Kawasaki de Jadoul-Dutronquois, alors qu'Alain Raskin et Jean-François Hanlet terminaient septièmes malgré des problèmes d'embrayage en fin de course.

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