Attentat à Bagram : 18 tués

Dick Cheney était en visite officielle au moment de l'attentat. (photo Reuters)

Dix-huit personnes, dont trois soldats étrangers, ont été tuées dans un attentat suicide mardi à l'entrée de la principale base américaine en Afghanistan pendant une visite du vice-président américain Dick Cheney.

Le numéro deux américain, arrivé lundi soir à la base aérienne de Bagram, quartier général de la coalition en Afghanistan à 60 km au nord de Kaboul, n'a pas été blessé, selon sa porte-parole Lea Anne McBride. "Le vice-président est sain et sauf", a-t-elle affirmé.

"Selon de premiers rapports, dix-huit personnes ont été tuées dans cet attentat suicide. Quinze Afghans qui se rendaient à leur travail sur la base et trois soldats étrangers", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Zemaray Bashary, sans préciser la nationalité des soldats tués.

Le chef du district de Bagram Kabir Ahmad a affirmé à l'AFP qu'il s'agissait "d'un attentat suicide perpétré devant l'entrée principale gardée par des soldats américains".

Un policier sur place a expliqué à l'AFP que le kamikaze venait de franchir à pied un point de contrôle établi par des soldats afghans et se dirigeait vers l'entrée gardée par les Américains lorsqu'il s'est fait exploser.

"Une vingtaine de personnes gisaient sur le sol, mortes ou blessées. La zone a été bouclée par des soldats américains", a-t-il ajouté. Interrogée par l'AFP, la coalition a refusé de confirmer ou de démentir ces informations. De son côté, un porte-parole de la force de l'Otan, le colonel Tom Collins, a confirmé qu'il s'agissait d'un attentat suicide, mais sans pouvoir préciser le nombre de victimes.

Dick Cheney était arrivé lundi en fin de journée sur la base de Bagram en provenance du Pakistan voisin. Il devait se rendre le soir même à Kaboul pour rencontrer le président Hamid Karzai, mais son voyage en hélicoptère avait été annulé en raison du mauvais temps, selon la présidence afghane.

La coalition compte quelque 11.000 hommes, en grande majorité américains, aux côtés des 35.500 soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan. En avril dernier, un civil avait été tué par l'explosion d'un obus de mortier près de la base de Bagram. L'attentat de mardi, qui n'a pas été immédiatement revendiqué, est l'un des plus meurtriers perpétrés en Afghanistan depuis la chute du régime des talibans fin 2001. (Belga)