Standard: le déclic de Bölöni sur le char!

A cinq jours de la reprise des entraînements, Laszlo Bölöni a fait le point ce mercredi. (photo Belga)

L'entraîneur roumain du Standard a choisi de rester malgré des offres alléchantes. À n'en pas douter, la Ligue des champions l'a convaincu.

Alors que Pierre François et Dominique D'Onofrio sont sur place depuis dix minutes, Laszlo Bölöni arrive à l'arrière d'une voiture avec chauffeur à l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Ses premiers gestes sont pour les photographes puisqu'il paraphe officiellement son nouveau bail d'un an avec le club champion.

Pour répondre au directeur général qui vient d'exprimer sa joie qu'un entraîneur avec un tel CV et qui était largement sollicité ait choisi de rester à Liège, le Roumain confie : « Quand je suis monté sur le char qui nous conduisait Place Saint-Lambert, le soir du titre, j'ai senti que beaucoup d'éléments devraient se réunir pour que je ne continue pas dans ce club. Financièrement, j'aurais pu y gagner en signant en France (NDLR : à Lille), en Écosse (Celtic Glasgow), en Grèce (Olympiakos) ou en Roumanie (Dinamo Bucarest) mais, affectivement et aussi sportivement, j'ai senti que je devais relever le challenge qui, je le sais, sera plus compliqué que la saison dernière. Il y a une telle chaleur, une telle atmosphère autour de ce club que tu ne peux pas t'en séparer facilement ! Je n'ai jamais éprouvé, par le passé, une aussi grande tranquillité concernant mon avenir qu'au Standard. Un accord verbal avec Luciano (D'Onofrio, le vice-président du club) a été rapidement trouvé même si, pour vous, cela a pu paraître un peu long. »

Ce fichu nouveau règlement

On apprendra que ce qui a principalement fait hésiter Bölöni, c'est la modification des règles de notre compétition nationale. «J'ai du mal à comprendre ce nouveau règlement, précise-t-il. C'est une inconnue qui m'a fait beaucoup réfléchir. Mais, trois éléments ont joué dans l'autre sens. D'abord, mon excellente entente avec la direction et le staff. Ensuite, la certitude qu'on peut encore améliorer cette équipe et son jeu en le rendant plus rapide et plus agressif. Enfin, ce rendez-vous tant attendu avec la Ligue des Champions. J'étais jaloux, je l'avoue, de certains collègues et je voulais aussi goûter à ce gâteau qui va nous procurer des moments de grandes tensions mais aussi, je l'espère, de grands plaisirs.»

Concernant le futur staff, le T1 évoquera une toute prochaine réunion où son avis et celui de la direction seront confrontés. Quant au noyau, il n'en dira pas grand-chose sauf qu'il veut aussi un recrutement interne en intégrant au moins deux jeunes de plus (plus que probablement Kocabas et Angeli) et que, pour le reste, il accorde une totale confiance à sa direction qui «fera le maximum avec ses moyens pour construire la meilleure équipe possible.»

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