Rindy Sam devra payer 18.840 euros après son baiser sur une toile

Rindy Sam devra payer 18.840 euros après son baiser sur une toile

L'avocate de la plaignante présente le 9 octobre 2007 au tribunal d'Avignon la reproduction du dyptique de Cy Twombly dont l'un des élément a été endommagé

La cour d'appel de Nîmes a condamné Rindy Sam, qui avait laissé, en juillet 2007, une trace de rouge à lèvres sur une oeuvre du peintre américain Cy Twombly exposée à Avignon, à payer 18.840 euros à la collection Lambert, au titre des frais de restauration de la toile.

La décision est conforme à celle prononcée en première instance par le tribunal correctionnel d'Avignon, en août 2008.

La jeune femme, de nationalité cambodgienne, devra en outre s'acquitter d'une somme de 500 euros en faveur du peintre, mais aussi d'Yvon Lambert, propriétaire de la toile, et de la collection, qui l'abritait, au titre des dépenses liées à leur défense.

Rindy Sam avait aussi été condamnée dans un premier temps, en novembre 2007, avant les travaux de restauration de la toile, à 1.500 euros de dommages-intérêts, à 100 heures de travaux d'intérêt général.

Rindy Sam n'avait pas fait appel des condamnations.

Elle n'avait pas non plus contesté l'euro symbolique de dommages-intérêts à verser au peintre de renommée internationale, ce qu'il avait réclamé.

Cy Twombly s'était dit "horrifié" par le baiser laissé sur la toile par la jeune femme, pour qui il s'agissait d'un "acte d'amour et d'un acte artistique". Le tableau, d'un blanc immaculé, était alors exposée à la Collection Lambert d'Avignon.

Sur les 1.500 euros de dommages et intérêts, Yvon Lambert s'était vu attribuer 1.000 euros. Il avait réclamé deux millions, somme correspondant à la valeur annoncée du tableau, au titre de son préjudice moral.

La Collection Lambert s'était vu attribuer 500 euros.

"Je suis déçu par la décision de la cour d'appel", a commenté mardi l'avocat de la jeune femme, Jean-Michel Ambrosino, selon lequel certains travaux de la restauratrice de l'oeuvre étaient "inopportuns", et sa facturation "prohibitive", a-t-il dit à l'AFP.

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