L'IPPJ de Braine-le-Château en grève

(photo Belga)

Le personnel de l'IPPJ de Braine-Le-Château est en arrêt de travail depuis jeudi matin. Le mouvement a été initié par la CGSP, seul syndicat représenté au sein de l'IPPJ.

Il dénonce l'arrivée le 26 avril d'un jeune en place d'urgence alors qu'il ne rentrait pas dans les critères pour s'y trouver. L'IPPJ se trouve dès lors en surnombre. Le personnel dénonce également le fait que la magistrate à l'origine du placement, ait fait passer le jeune avant une liste d'attente de 48 autres. Le mouvement est également soutenu par les non-affiliés et même par la direction.

La suite du mouvement dépendait du passage du jeune ce jeudi matin devant la cour d'appel de Liège, devant statuer sur son cas. Le personnel a appris en fin de matinée que le parquet avait demandé la levée de la mesure de placement. La cour d'appel a toutefois annoncé qu'elle rendrait sa décision en fin de journée; soit prendre une autre mesure en suivant le parquet soit ordonner à nouveau le placement du jeune à Braine-le-Château.

Dans l'attente, la grève se poursuit. En cas de retour du jeune dans les mêmes conditions, le mouvement pourrait se durcir. Le personnel rassemblé en piquet de grève à l'entrée de l'IPPJ a reçu la visite de soutien de délégations syndicales de l'IPPJ voisin de Wauthier-Braine (structure ouverte) et du centre fermé d'Everberg.

Fonck: "Bientôt 60 places supplémentaires"

Catherine Fonck (cdH) a tenu à réagir. La ministre de l'Aide à la Jeunesse indique que la décision d'utiliser une place d'urgence de l'IPPJ de Braine-le-Château est la conséquence d'un nombre exceptionnellement important de jeunes ayant fait l'objet de mesures de placement. Elle se dit soucieuse de faire appliquer les décisions des juges.

Elle explique qu'une des places d'urgence, réservée aux meurtriers et aux violeurs, de l'IPPJ de Braine-le-Château a été utilisée pour un jeune soupçonné d'avoir commis des faits particulièrement graves, mais qui ne relèvent ni du meurtre ni du viol. Cette décision a été prise dans l'intérêt du jeune, des victimes et de la société, affirme Catherine Fonck. Tout sera mis en oeuvre pour que cette place soit utilisée le moins longtemps possible afin d'éviter que se prolonge la surcharge de travail pour le personnel, assure-t-elle.

La ministre rappelle également la création, dès le mois de septembre prochain, de 10 places supplémentaires à l'IPPJ de Wauthier-Braine et de 50 places au Centre fédéral fermé de Saint-Hubert.

Avec Belga

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