La cour d'appel de Mons a rendu son arrêt mercredi après-midi qui confirme la prescription dans l'affaire du tunnel de Cointe. Onze prévenus, dont des entrepreneurs renommés, devaient répondre de faux, usage de faux, association de malfaiteurs, escroquerie et corruption de fonctionnaire.

Afin d'examiner pour la troisième fois cet important dossier d'escroquerie, une semaine avait été consacrée aux audiences au mois de mars.

Pour rappel, plusieurs entrepreneurs de renom étaient soupçonnés de s'être entendus pour gonfler le prix des "aiguilles", des sortes de boulons permettant de fixer la structure du tunnel à la roche. Le prix des pièces avait été multiplié jusqu'à dix fois et l'escroquerie portait sur plus de 12 millions d'euros. Ce sont ces boulons qui étaient à l'origine de l'action.

En 2003, l'affaire avait donné lieu à 14 inculpations pour faux et usage de faux, corruption, escroquerie et association de malfaiteurs. En février 2006, le tribunal correctionnel de Liège avait condamné 10 prévenus, dont les entrepreneurs André Duchesne et Jaques Maragne. La cour d'appel de Liège avait ensuite constaté l'extinction de l'action publique en décembre 2007, par effet de la prescription.

Après un recours du parquet général de Liège, la Cour de cassation avait cassé ce dernier arrêt en août dernier et renvoyé le dossier devant la cour d'appel de Mons.