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MATHIEU DUVAL

Le cirque à bout de bras

Le cirque  à bout de bras

Le cirque, pour vous, une passion ?On peut dire cela comme ça. J'ai découvert le cirque petit par des activités extrascolaires. J'ai fait beaucoup de théâtre tout en continuant le cirque. J'ai une formation de circassien. J'ai fait le centre national des Arts du cirque pendant 10 ans. Aujourd'hui, je fais dans l'acrobatie. Dans ce spectacle, je suis porteur, du main à main.Une discipline difficile ?Comme la plupart des disciplines de cirque. Ça demande beaucoup d'écoute du corps. Ça se pratique à deux voire à trois. C'est une remise en question tous les jours sur soi, son corps. Ce n'est pas facile. Ça demande une technique. Le fait de développer cette technique amène une musculature spécifique. Plus on en fait, plus ça va.Le main à main, une technique fréquente ?De plus en plus de metteurs en scènes, de chorégraphes, de gens du spectacle s'intéressent aux disciplines de cirque pour les intégrer dans les spectacles. Ce sont des spectacles de théâtre ou de danse. Ça demande une connaissance de cette discipline de la part du metteur en scène qui veut l'utiliser ça car c'est très spécifique. Ça demande beaucoup de temps de préparation, d'écoute. Pour moi, c'est aussi compliqué que d'apprendre une chorégraphie sur un spectacle de danse. Il y a un risque plus important. Si on veut que ça passe bien pour le public, il faut entrer dans les corps. Quand on travaille, on ne cherche pas la performance, on met cette technique-là au service d'une narration. Ça prend du temps mais c'est le cas pour toutes les disciplines de cirque. P. H.


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