article abonné offert

ANNE-MARIE TASIAUX

« Une ferme sans femme, c'est une plante sans fleur »

« Une ferme sans femme, c'est une plante sans fleur »

Anne-Marie Tasiaux, vous êtes présidente de l'Union wallonne des agricultrices, créée en 1969. En 40 ans, qu'est-ce qui a changé ?On s'est battu pour donner enfin un statut à la femme. Aujourd'hui, elle peut être considérée comme co-titulaire, c'est-à-dire juridiquement d'égal à égal avec son époux. Elle est sur le même pied d'égalité pour les grandes décisions, les investissements importants...La femme occupe-t-elle toujours une place spécifique dans la ferme ?C'est souvent elle qui parle le mieux du métier à l'extérieur, quand elle va conduire les enfants à l'école, quand elle fait ses courses... Dans la diversification, comme les gîtes ou les fermes pédagogiques, c'est souvent elle qui est le moteur.Mais elle s'implique aussi dans les tâches de tous les jours.La plupart doivent assumer deux métiers. Bien souvent, elles doivent exercer un autre boulot à côté, pour garantir un salaire et nourrir la famille. Mais à côté de cela, elles ont aussi pas mal de boulot dans le travail quotidien, sur le terrain ou au bureau. Elles jouent un rôle déterminant dans la vie de l'exploitation. J'ai l'habitude de dire qu'une ferme sans femme, c'est comme une plante sans fleur...S.Hq.


Nos dernières videos