article abonné offert

CECILE VAN SNICK, CODIRECTRICE DU FESTIVAL DE THEATRE DE SPA

« Le théâtre, dernier espace de liberté et partage »

Cécile Van Snick, avec Armand Delcampe, vous avez l'honneur de diriger ce 50e Festival de Théâtre de Spa. Quels sont vos coups de coeur ?C'est difficile ! C'est comme si on me demandait de choisir entre des... enfants ! Les gens doivent pouvoir piocher, choisir dans ce qu'ils connaissent mais aussi dans ce qu'ils ne connaissent pas. Dans cette programmation, il y a les Galeries, des classiques, Lorenzaccio, Jean-François Viot, un risque, de l'irrévérencieux, de l'impertinence... Si le spectateur n'aime pas le risque, il trouvera ce qu'il veut dans la programmation. S'il aime la nouveauté, il puisera dans les possibilités de découvertes !Comment choisissez-vous la programmation ?Mon premier critère ? C'est est-ce que je me suis ennuyée ou non ? S'il n'y a pas d'intérêt, s'il n'y a pas quelque chose qui touche, s'il n'y a pas d'émotion, une sensation, un sujet qui touche, je ne le prendrais pas ! On est dans l'humain ! Le théâtre est le dernier espace de liberté et de partage. Ici, pour ce 50e, tout m'a interpellé ! Même si, pour les créations, j'ai lu les textes avant de choisir, on ne sait pas ce que la troupe va en faire. Mais c'est là aussi notre mission : être une vitrine ! Faire découvrir de nouvelles pièces, de nouveaux textes.De quoi êtes-vous la plus fière pour ce 50e Festival ?De mettre à la « Une », le premier soir, une pièce sur le big-bang, « Sur la route de Montalcino », d'un jeune auteur belge qu'on ne connaît pas ! Comme je suis fière d'apporter à Spa « Eaux-les-Bains », un clin d'oeil humoristique très sympa d'une troupe gentille et généreuse sur la cure thermale. À vrai dire, toutes les créations sont des coups de coeur. Comme je suis touchée de voir que Jean-Pierre Doppagne a écrit pour ce 50e, que Christian Labeau voulait y être... Comme eux, on aime ce public de Spa, lui faire plaisir, le faire réfléchir.Quelle est la nouveauté qui vous fait plaisir ?De rouvrir le Britannique ! Comme d'avoir replanté au Casino la guinguette qu'on nous réclamait. C'est cher, mais au diable l'avarice !


Nos dernières videos