article abonné offert

LUC MARTIN

« Voyager, l'école des valeurs ! »

Luc Martin, vous avez été directeur d'école à Bruxelles et vous avez achevé votre carrière comme directeur de Saint-Benoît à Habay. Aujourd'hui, vous êtes accompagnateur de voyage. Pourquoi ?Depuis plus de trente ans, notre ménage voyage chez Penning. Je suis arrivé à ce hobby, un peu par hasard. Comme j'aime voyager, la société m'a demandé d'accompagner les circuits. Le premier était l'Andalousie.Et le résultat ?Avec l'expérience acquise, je peux dire qu'il existe différents ingrédients pour réussir un voyage. Il y a bien sûr le cadre, le paysage et la culture, mais aussi le contact avec la population, la météo et la bonne ambiance entre les voyageurs. Un voyage réussi doit inclure ces différents ingrédients et je pense que mon métier d'enseignant me permet de surfer sur ces difficultés.Et votre rôle de guide ?C'est un plaisir. J'adore trouver des petites anecdotes sur les endroits dans lesquels je passe. Cela est plaisant. Ça permet de meubler le trajet et de nourrir culturellement les voyageurs. Bien sûr, il faut s'adapter à l'ensemble du public. Je fais essentiellement des circuits en car, ou des croisières. Les personnes plus âgées ont besoin d'être sécurisées. Et c'est justement un public plus âgé qui participe aux voyages organisés, même si cela varie aussi en fonction de l'époque de l'année.Voyager, c'est important ?Voyager, c'est l'école des valeurs. C'est prendre conscience de ce que vivent les autres, de ne pas vivre en vase clos. Voyager est extrêmement éducatif, et peu importe l'âge. Cela peut avoir des répercussions sur toute la vie. Même les enfants réinvestissent ces valeurs dans leur vie d'adulte. Les voyages donnent une ouverture d'esprit et cela ne s'achète pas dans les magasins. Voyager est une nourriture qui nous permet de voir les choses autrement et de relativiser les petits désagréments.La crise, change-t-elle les choses ?Oui. Ceux qui avaient de l'argent en banque et qui en ont perdu se disent : « Maintenant, on en profite ! » Avec la crise, certaines personnes sont devenues moins matérialistes.J.-M. De.


Nos dernières videos