« Chômage : à qui la faute ? » et « Bourse : les traders dirigent-ils le monde ? » Deux enquêtes de « Questions à la Une » et des réponses pas si évidentes.

Les chiffres du chômage sont alarmants. 15 % de chômeurs en Wallonie, 20 % à Bruxelles. Et d'après les prévisions, les effets de la crise commencent seulement à se faire sentir. 60 000 Belges devraient venir grossir les rangs des chômeurs rien qu'en 2009. Mais fait-on vraiment tout ce qu'il faut pour combattre le chômage ? C'est ce qu'a voulu savoir l'équipe de Questions à la Une. Elle a rencontré des demandeurs d'emploi dans des centres du Forem et de son pendant bruxellois, Actiris. Natacha parle quatre langues, mais ne trouve pas de boulot. Elle a des enfants en bas âge et ne peut pas les faire garder : pas assez de place dans les crèches. Et sans garderie, pas de boulot. Un autre est resté au chômage pendant six ans, malgré deux formations de six mois. Des formations qu'il juge inefficaces.

Du point de vue des demandeurs d'emploi : il y a 32 demandes pour une seule offre dans certaines régions. De quoi en décourager beaucoup dans leurs recherches. Pourtant du boulot, il y en a, disent les employeurs. Leur problème à eux, c'est le manque de personnel qualifié.

Pour eux, la priorité doit être donnée à l'enseignement. Car encore bien souvent, les filières « professionnalisantes » sont dévalorisées. Conséquence : les élèves qui s'y trouvent sont peu motivés et leur niveau de formation est catastrophique. En Suisse, par exemple, deux jeunes sur trois sont formés en entreprise dès l'âge de 15 ans. Un système qui semble plutôt efficace puisque le pays affiche le plus bas taux de chômage des jeunes en Europe.A.Vt.

La Une, 20.25

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