LIGUE DES CHAMPIONS - Demi-finales retour: Chelsea - Barcelone ce soir 20h45 (Aller: 0-0)

Le Barça doit se rappeler de 2006

Le Barça doit se rappeler de 2006

Très discret à l'aller, Messi sera probablement à nouveau surveillé de près. (photo Reuters)

Longtemps désigné favori des favoris, Barcelone va devoir réaliser à Londres ce qu'il n'a pas su faire chez lui. Le résultat du match aller (0-0) comme la force des deux équipes rendent incertain le verdict de cette deuxième demi-finale retour entre Chelsea et son collectif irréprochable, et le FC Barcelone, prince du jeu, qui sort d'un brillant 2-6 à Madrid en Liga.

1.Le physique contre la technique ? Les Barcelonais se sont plaints du jeu « négatif » des Londoniens qui ont, en substance, crié à la « pleurnicherie ». Pep Guardiola se méfie du jeu aérien des Blues (où Rafael Marquez, blessé, manquera). Le physique est une composante essentielle du jeu de Chelsea et personne ne peut rivaliser avec les « blaugrana » en terme de fluidité. Mais les Londoniens, vexés par des remarques perçues comme de la condescendance et de l'arrogance, entendent montrer qu'ils savent jouer. Ceux qui en douteraient peuvent se replonger dans les quarts contre Liverpool (3-1 et 4-4).

2.Quel Messi ? L'Argentin sera-t-il le joueur anonyme de l'aller ou le génie du jeu qui a présidé à l'exécution du Real Madrid samedi (6-2) ? En 2006 à Stamford Bridge, en 8es de finale, il avait été splendide, torturant Asier Del Horno. Il avait été l'homme de la victoire (1-2), seule défaite à domicile à ce jour des Blues en Ligue des Champions. Mais à ce match près, l'Argentin a souffert face aux Anglais, contre qui il n'a toujours pas marqué après huit matches. Pep Guardiola pourrait le replacer dans l'axe, comme contre Madrid.

3. Le mal anglais ? Les équipes de Sa Majesté ne sont d'ailleurs pas la tasse de thé des Barcelonais. Si leur sacre de 2006 a été obtenu aux dépens d'Arsenal (2-1), toutes leurs éliminations récentes ont été le résultat de rencontres avec des clubs de Premier League (Chelsea en 2005, Liverpool en 2007 et Manchester en 2008). Ils ne sont sortis qu'une fois vainqueurs de leurs duels à élimination directe (en 2006 face à Chelsea).

4. La relève des entraîneurs ? Guardiola fait des débuts tonitruants. Il a rendu de la cohérence défensive à Barcelone sans abîmer son « flair » offensif. Mais avec Guus Hiddink, il se retrouve confronté à un génie tactique, capable de s'adapter au gré des circonstances et de l'adversaire. Arrivé en février, il ne lui a fallu que quelques semaines pour refaire d'un Chelsea en perdition une force qui compte. Eliminer le FC Barcelone n'est pas hors de portée d'un homme qui a remporté la Ligue des Champions avec le PSV Eindhoven (1988), mené les modestes Sud-Coréens en demi-finale d'un Mondial (2002), et rendu son honneur au football russe.

5. Les absents auront-ils tort ? Les Londoniens sont privés de Deco et de Ricardo Carvalho. Mais l'ancien Barcelonais n'est guère convaincant depuis son arrivée à Londres et Alex, après des débuts difficiles, a donné des gages en charnière centrale. Dans ce domaine, le Barça est fortement affaibli par les absences de Carles Puyol (suspendu) et Marquez. Le résultat de l'aller et ces absences ne laissent pas le choix aux Espagnols : il faudra attaquer. Mais il faudra peut-être le faire sans l'un des trois diamants offensifs, Thierry Henry, touché au genou contre le Real.

6. Quel état d'esprit ? Barcelone pourrait être champion d'Espagne dès ce week-end et peut se consacrer pleinement à l'Europe. Hors course en Premier League, c'est aussi le cas de Chelsea, dont les joueurs veulent prendre leur revanche après leur finale 2008 perdue aux tirs au but contre Manchester.

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