Axel Merckx, retour sur 14 ans de cyclisme

Axel Merckx signe quelques autographes avant de s'élancer pour le tout dernier critérium de sa carrière. Une course qu'il gagnera et qui clôture 14 ans d'une vie sportive au plus haut niveau. (photo Belga)

Fin de parcours pour Axel Merckx. Il gagne le critérium de Lommel pour sa toute dernière sortie. A 35 ans, il peut ranger son vélo dans le garage. Retour en images sur près de 15 ans de carrière professionnelle.

C’est ce qu’on appelle une sortie par la grande porte. Ultime course et ultime victoire pour Axel Merckx. Lundi, il gagnait le critérium de Lommel.

+ Les résultats du critérium de Lommel

Pour décrire la carrière sportive d’Axel Merckx, le dicton "comparaison n’est pas raison" prend tout son sens. Pourtant, la référence à son père, Eddy, était inévitable. Autre époque, autres mentalités et, surtout, un cyclisme devenu professionnel jusqu’au bout des boyaux suffisent à éviter tout rapprochement entre les victoires d’Axel et celles de son "cannibale" de père. Nous nous en abstiendrons.

Axel Merckx : 14 années de carrière en images :

Axel Merckx voit le jour à Uccle, le 8 août 1972. Il fête donc son 35e anniversaire ce mercredi. La passion du cyclisme est présente dès son plus jeune âge. Mais c’est d’abord dans le foot qu’il effectue ses premières chevauchées au sein du Sporting d’Anderlecht.

Entre foot et cyclisme, il prendra finalement la roue du second. Sa vie de coureur professionnel débute en 1993 sous les couleurs de l’équipe américaine Motorola. Axel y côtoiera notamment un certain Lance Armstrong, futur septuple vainqueur du Tour de France.

10e du Tour de l"Affaire Festina"

Merckx roulera l’année suivante pour Deutsche Telekom, avant de revenir pour deux saisons chez Motorola. Equipe qu’il quittera définitivement en faveur du Team Polti. C’est avec les Italiens qu’il réalise son meilleur résultat au Tour de France avec une dixième place au classement final. C’était en 1998, en pleine "affaire Festina". Les premiers (très) gros scandales de dopage éclaboussent la "petite reine".

Axel rejoint Mapei, une autre équipe italienne, en 1999. Il s’y forge une solide expérience aux côtés de coureurs tels que Johan Museeuw, Paolo Bettini ou autres Andrea Tafi et Oskar Camenzind.

2000, l’année en or

Le contact avec ces grands noms du cyclisme international porte ses fruits. En 2000, toujours sous la bannière de Mapei, il remporte quelques gros succès. A épingler : la huitième étape du Giro (le tour d’Italie), la première place du classement final du Tour de la Région wallonne et bien sûr le championnat de Belgique.

En 2001, Axel Merckx passe chez les Belges de Domo-Farm Frites, l’héritière de Mapei. Mais c’est sous la vareuse de l'équipe nationale qu’il signera l’un de ses plus beaux résultats. Il décroche une superbe médaille de bronze au JO de Sydney en 2004. "Monter sur un podium des Jeux Olympiques était un rêve de gosse", a-t-il déclaré fièrement, lundi soir, à la RTBF.

Arrivé chez Lotto, le concurrent belge de Domo-Farm Frites, il remporte la cinquième étape du Dauphiné Libéré à l’issue d’une escapade mémorable en solitaire. C’était en 2005.

Le cas Landis

En 2006, avec le maillot de la Phonak, Merckx se transforme en équipier modèle pour Floyd Landis. L’Américain remporte un Tour de France pour le moins controversé. Ivan Basso et Jan Ulrich, les deux grands favoris, sont exclus de l’épreuve. Et quelques jours après sa victoire finale, Landis est déclaré positif suite à un contrôle antidopage réalisé lors de l’étape qui l’avait vu reprendre le maillot jaune à Oscar Pereiro.

L’équipe Phonak disparaît. Axel Merckx retrouve une place chez son ancien employeur allemand devenu la T-Mobile. Dans un Tour de France 2007 encore une fois entaché par de nombreuses affaires de dopage, le coureur belge finit deuxième de l’antépénultième étape.

14 ans de carrière et pas de regrets

Ce soir-là, il affirmera ne pas avoir de regrets. "J'ai fait le Tour qu'on m'a demandé de faire", disait-il dans les éditions de l'Avenir. "Je vis mes derniers instants de cycliste. Et je peux le faire sur les routes du Tour. Je suis même capable d'être pour la gagne dans le final d'une étape du Tour. Je n'ai vraiment pas de quoi être déçu. Je suis juste tombé sur plus fort que moi".

Le parcours d’Axel s’est achevé lundi soir avec une victoire à Lommel. Il confiait à la RTBF : "Je suis sûr qu’il y a quelques facettes du cyclisme qui vont me manquer. Mais c’était aussi beaucoup de sacrifices. Ça fait 14 ans que je roule, il est temps que j’arrête."

A 35 ans, le néo-retraité va se consacrer entièrement à sa femme et ses deux enfants avec qui il a prévu d’émigrer vers le Canada. Le mot de la fin : "Je n’ai rien à regretter. Selon mes capacités, j’ai fait la meilleure carrière que je pouvais faire…" Rideau.

(Antoine CLEVERS)

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