L'examen du référé introduit contre l'Etat belge par Staf Van Eyken, connu comme le "Vampire de Muizen", a été reporté au 26 mai. Cet homme de 58 ans, condamné à la peine de mort en 1973 pour l'assassinat de trois femmes, voulait à nouveau bénéficier de six demi-journées de congé pénitentiaire par an, une faveur qui lui a été retirée en 2006.

Staf Van Eyken avait été surnommé le "Vampire de Muizen" car il avait mordu à la poitrine les trois femmes qu'il avait tuée à Muizen. Il a obtenu ses premiers congés pénitentiaires en 1985. Tout d'abord une demi-journée par an, avant d'obtenir finalement six demi-journées.

"Au total, mon client a pu sortir 86 fois. Il n'y a jamais eu de problème. Il est toujours rentré à temps en prison", souligne son avocat, Me Walter Damen. En 2006, il y a eu un problème avec un autre détenu et le ministre a retiré les congés pénitentiaires.

Pour Me Damen, les congés pénitentiaires étaient la seule manière pour son client de se sentir encore un peu humain. Vu qu'il ne demande pas à être libéré, les tribunaux d'application des peines ne sont pas compétents. C'est donc le ministre de la Justice qui accorde - ou refuse - les congés pénitentiaires.