OSS 117, RIO NE REPOND PLUS

Jean Dujardin, l'homme de Rio

Jean Dujardin, l'homme de Rio

(Belga Films)

CRITIQUE | "Rio ne répond plus", n'est pas une suite, mais une nouvelle aventure de l'agent OSS 117. Le plus frimeur des agents secrets de la république.

Le sourire assuré qui brille au soleil, le torse bombé, le ventre rentré, OSS 117, alias Hubert Bonisseur de la Bath est prêt pour une nouvelle mission. Il s'envole pour le Brésil, sur les traces d'un mystérieux microfilm qui contient des informations compromettantes pour l'État français. Il devra un peu malgré lui faire équipe avec Dolores, la plus sexy des lieutenants colonels de l'armée israélienne qu'il prend d'avantage pour sa secrétaire. Ensemble, ils se lancent à la poursuite de Von Zimmel, un affreux criminel nazi. Ils iront des profondeurs de la jungle amazonienne au sommet du christ du Corcovado qui domine Rio.

Jean Dujardin rempile donc sous le costume d'OSS 117 pour un deuxième film après OSS 117, Le Caire, nid d'espions. Un espion vaguement raciste, inculte, frimeur, dragueur, macho, misogyne, gaffeur et très premier degré... mais tellement attachant. OSS se moquait des Arabes dans le premier volet. Il s'en prend aux Juifs. Un humour irrévérencieux qui va loin, mais jamais trop, car tout est dans la forme. Jean Dujardin est fabuleux dans ce rôle qui lui va comme une deuxième peau. Il en fait des tonnes. Et on rit, franchement.

On est dans la parodie des films d'espionnage des années soixante (au temps des tout premiers OSS 117, tournés à ce moment-là) avec la même esthétique et de nombreux clins d'oeils cinématographiques. Tout y est, même le faux décor qui défile à l'arrière de la voiture et le conducteur qui ne regarde jamais la route.

Difficile pari que celui de faire une suite à un film à succès. Ce deuxième volet des aventures d'OSS 117 est finalement plus dynamique et encore plus drôle que le premier. On y parle moins et les scènes d'action y sont plus nombreuses. Les seconds rôles s'étoffent aussi. Comme ceux, très drôle du fils de Von Zimmel ou des deux catcheurs mexicains.

On y retrouve les mêmes running gags, comme les espions qui attendent OSS à l'aéroport et les pièges qu'on lui tend. Il a aussi sa princesse et sa jolie coéquipière qu'il essaie de séduire, de manière aussi prévisible que maladroite.

Il n'est pas nécessaire de voir le premier OSS pour comprendre et apprécier celui-ci. À déguster entre le deuxième et le troisième degré.

« OSS 117, Rio ne répond plus », un film de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin, Louise Monot, Pierre Bellemare, Rüdiger Vogler. Durée : 1 h 40.