Facebook interdit dans 4 entreprises sur 10

(photo EdA - Jacques Duchateau)

Selon une enquête, 38% des employeurs interdisent à leur personnel l'accès à Facebook. Environ sept employeurs sur dix laissent libre l'accès à internet au bureau. Mais, avec la crise économique, ils se montrent plus sévères.

Smart Business Strategies a interrogé 250 employeurs des secteurs privé et public et a également contacté individuellement au hasard une vingtaine d'organisations belges et leurs porte-parole afin de connaître leur politique en matière d'utilisation d'internet par les employés.

Dans notre pays, ce sont surtout les grandes organisations publiques et les entreprises des secteurs bancaire et de l'assurance qui fixent des régles claires et de plus en plus strictes pour l'utilisation d'internet pendant les heures de travail. Elles bloquent l'accès à certains sites au niveau technique et mènent une politique concrète dans ce domaine.

L'enquête démontre cependant que des institutions publiques plus petites et des PME interviennent également de plus en plus. Environ 5% des entreprises et institutions publiques ont mis, pour la première fois l'année passée, des limites à l'utilisation d'internet pendant les heures de travail.

L'interdiction à Facebook a doublé

C'est la deuxième année consécutive qu'une telle enquête est menée. Par rapport à la précédente enquête, il apparaît que les employeurs sont plus que jamais soucieux de la productivité de leur personnel. Après la sécurité, éviter les pertes de temps du personnel est la deuxième raison qu'ils évoquent pour justifier le blocage de l'accès à internet.

Pour lutter contre les pertes de temps, de plus en plus d'entreprises bloquent l'accès aux jeux online et au site internet de socialisation Facebook, explique William Visterin de Smart Business Stratégies. Cest surtout Facebook qui figure "sur la liste noire" des employeurs. "L'année dernière, moins d'une entreprise sur cinq bloquait l'accès à Facebook. Ce chiffre a doublé et est passé cette année à 38%. De grandes entreprises, comme par exemple Belgacom, Roularta et KBC ont récemment interdit l'accès à Facebook", précise-t-il.

Avec Belga