Menaces de mort contre Sarko: 2 mois avec sursis

(photo Reuters)

La justice française a condamné ce lundi à deux mois de prison avec sursis un homme qui avait envoyé un mail menaçant de mort le président Nicolas Sarkozy et visant aussi la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

La peine prononcée par le tribunal correctionnel de Compiègne a été assortie d'une obligation de soins pour "des problèmes psychologiques et d'alcool" et d'une période de cinq jours "d'apprentissage de la citoyenneté", a précisé le procureur.

Le prévenu encourait cinq ans de prison pour menace de mort sur personnes chargées d'un mandat électif et menace de destruction de biens.

L'homme, âgé de 40 ans, marié et père de trois jeunes enfants, avait envoyé en janvier à l'Elysée un texte de 15 lignes disant vouloir "tuer" Nicolas Sarkozy, "éliminer" et détruire une maison de la ministre de l'Intérieur. "J'ai fait "+contacter l'Elysée+ sur Google et là j'ai eu le site (de la présidence). J'avais un peu la haine... il y a la crise, Sarkozy a augmenté son salaire, chez nous il y a du chômage partiel, tout ça quoi... et puis j'avais pas mal bu", avait expliqué l'auteur du courriel, ouvrier chez un sous-traitant automobile de l'Oise. Il avait précisé avoir voté pour Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

L'homme avait été arrêté à son domicile par des policiers de la section antiterroriste et placé en garde à vue, dans le cadre d'une enquête pour "atteinte à la sûreté de l'Etat".

Le président français ainsi que plusieurs personnalités politiques et médiatiques ont par ailleurs été récemment la cible de courriers anonymes de menaces de mort, accompagnés d'une balle.

Avec Belga