L'épouse du président équatorien appelle à la libération

L'épouse du président équatorien appelle à la libération

Anne Malherbe s'est dite "gênée d'être belge".

Anne Malherbe, l'épouse belge du président équatorien Rafael Correa, a appelé dimanche la Belgique à faire marche arrière dans sa décision de rapatriement de deux Equatoriennes. Angelica et sa mère attendent leur expulsion.

Anne Malherbe séjourne actuellement en Belgique. Elle s'est rendue dimanche matin au centre fermé 127bis de Steenokkerzeel où sont détenues Ana Cajamarca et sa fille Angelica (11 ans). Interrogée par RTL à l'issue de cette visite, elle a dit "qu'elle espère que la Belgique fera marche arrière", estimant qu'il s'agit là d'un "cas terrible".

L'Office des étrangers a répété dimanche que ces deux Equatoriennes, interpellées en séjour illégal le 30 juin à Dilbeek, doivent être rapatriées lundi soir à bord d'un vol Bruxelles-Quito, via Amsterdam. L'épouse du président équatorien a précisé qu'elle envisageait d'accompagner, lundi, Ana et Angelica Cajamarca pour manifester son soutien.

"Gênée d'être belge"

Mme Malherbe a souligné que les deux femmes sont très traumatisées. Elles sont impressionnées par les bâtiments, les barreaux, les policiers en arme, a-t-elle précisé sur RTL. Interrogée par la RTBF sur le sort d'Angelica, Mme Malherbe, s'est déclarée gênée d'être belge, estimant qu'il ne faut pas l'expulser. "Elle était heureuse ici", a précisé Mme Malherbe.

Le président Rafael Correa, en visite en Belgique, s'était rendu le 17 juillet dernier au centre 127bis où il avait rencontré ses deux compatriotes. (Belga)