Google Bombing : fin des attaques ?

Cherchez "miserable failure", vous trouverez Bush !

Le Google Bombing s'est énormément développé ces dernières années. Il s'agit de relier un site web à un mot clé péjoratif. Le plus connu est l'expression "miserable failure" associée à Georges Bush. Explications.

En clair, c'est quoi le Google Bombing ?

Cette pratique s'est généralisée ces dernières années et n'est possible que grâce au mode d'indexation particulier du moteur de recherche Google.

Le principe : pour qu'un site soit bien positionné pour un mot clé en particulier dans les pages de résultats de Google, il faut qu'il soit populaire sur ce mot clé. Le calcul de la popularité qu'effectue Google est le suivant : plus il y a de sites web qui pointent via des liens hypertextes vers un site, alors plus ce site devient populaire. Le texte des liens hypertextes est conservé en mémoire par Google.

Prenons un exemple concrêt. Si beaucoup de webmasters se donnent le mot et tentent de décrédibiliser une personne ou un site, alors chacun d'entre eux va inclure dans ses pages un lien hypertexte vers le site de leur victime sur un mot choisi à l'avance. Evidemment, pour que cela marche, il faut que cette communauté en colère soit nombreuse.

Résultat: Les sites victimes de Google Bombing se retrouvent en bonne position dans Google (ou d'autres moteurs) pour un mot-clé qui n'est pourtant même pas présent dans leur page. Lorsque vous tapez le mot péjoratif en question dans le moteur de recherche Google, vous tombez sur le site à décrédibiliser. Bien souvent, ces sites sont en lien avec des personnalités politiques ou des personnalités publiques.

Petite démonstration: un internaute italien s'est amusé à taper les mots "miserabile" et "fallimento" sur Google et voici ce qu'il obtient:

Le Google Bombing le plus célèbre est celui du mot "Failure" (échec, faillite), relié au site de la Maison Blanche:  

Autres victimes du Google Bombing:

Bill Gates : le terme "more evil than satan" (plus maléfique que le diable) menait au site de la comagnie de l'homme le plus riche du monde.

Nicolas Sarkozy : également bombardé car en tapant son nom sur Google on tombe sur le site du film "Iznogoud" (avec Michael Young), qui raconte l'histoire d'un nigaud misérable et risible qui voulait être calife à la place du calife.

Jean-Pierre Raffarin
: en tapant "gros balourd" sur Google on tombait sur sa biographie.

Karl Heinz Grasser (ministre des finances autrichien) : l'expression "Völlige inkompetenz" lui était dédiée.
GED

Berlusconi : il a hérité du terme "Buffone" (Bouffon)
GED

Comment s'en prémunir ?

Il n'existait pendant longtemps aucun moyen d'éviter, ni d'inverser une telle attaque ! Cependant, depuis février de cette année, le Google Bombing ne fonctionne plus. La bombe a été désamorcée. En effet, un patch-antibombing a été inclus par les ingénieurs de Google dans l'algorithme du moteur de recherche. Il n'y a donc plus de raison de parler de Google Bombing. Certains s'amusent à parler de linkbombing. Mais les autres moteurs de recherche concernés n'ont pas encore réagi.