Les gardiens et N'Zolo en vedettes

Ce match de préparation entre Charleroi et Sedan a attiré la grande foule au Roi Soleil où la fête fut complète. Les dirigeants ne pouvaient rêver mieux.

Samedi, jour de fête nationale, le Roi Soleil brilla aussi de mille feux à la plus grande joie des dirigeants fagnards qui ont prouvé, une fois de plus, qu'ils savaient gérer un grand événement. «Nous l'avions préparé de longue date mais au vu des 300 spectateurs lors du match Tubize - Sporting de Charleroi et la rencontre que les Carolos avaient disputée la veille à Bucarest, le doute planait néanmoins dans nos esprits. D'autant qu'en ce jour de fête nationale, pas mal d'activités étaient aussi organisées dans la région. Nous avons pourtant été rapidement rassurés d'autant que bien avant la rencontre, de nombreux supporters des deux clubs avaient déjà rejoint nos installations», soulignait Axel Quataert.

Le président de Couvin-Mariembourg mettait en exergue le travail réalisé par Gérard Linard : «Depuis des années, il a acquis une grande expérience de ce genre d'événement et connaît, de surcroît, les bonnes portes où il faut aller frapper pour attirer des équipes de haut niveau. C'est, sans conteste, un modèle dont je devrai m'inspirer à l'avenir».

Heureux du résultat obtenu tant au niveau sportif que financier, Axel Quataert ajoutait : «C'est toujours intéressant de débuter une saison de cette manière et je tiens avant tout à remercier les nombreux bénévoles sans lesquels nous ne pourrions envisager pareille manifestation».

Popol, Gilles, André et... les autres

Dès potron-minet, Gilles et Popol avaient peaufiné la toute nouvelle pelouse que les entraîneurs estimaient néanmoins encore un peu haute... «Nous ne pouvions faire mieux avec le matériel dont nous disposons», estimaient ces deux braves alors que l'ancien gardien mariembourgeois André Lapostolle avait aussi répondu présent à l'invitation des dirigeants pour meubler la grande famille de bénévoles. «J'ai joué ici de'79 à'92, l'année de la fusion avec Couvin, rappelait-il en précisant que Daniel Mathy l'avait remplacé un an entre les perches lorsqu'il fut appelé en mission à l'étranger par l'armée. J'ai aussi formé Damien Lahaye en cadets et en scolaires avant que Daniel ne prenne le relais et le recommande ensuite au Sporting de Charleroi où il est actuellement son entraîneur».

Pour Damien, c'était un retour aux sources. Sur une pelouse qu'il connaît mieux que sa poche... «Pour moi, c'est toujours un grand plaisir de revenir au Roi Soleil. D'autant que ce soir, nous avons partagé l'enjeu avec une équipe remaniée et que j'ai maintenu le zéro. Je me sens bien à Charleroi où j'ai prolongé mon contrat de deux ans. Cela va me permettre d'encore progresser l'esprit serein. Je dois beaucoup à Daniel Mathy qui ne cesse de me conseiller dans l'ombre de Bertrand Laquait. Pour l'instant, je suis toujours le second gardien mais j'espère un jour accomplir le dernier pas pour devenir le n° 1. Le club m'a jusqu'ici toujours fait confiance et je dois m'en montrer digne. Je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre mais ça ne me fait pas peur. Je suis prêt à faire d'autres sacrifices».