quatrième étape Welkenraedt-Welkenraedt

Vanspeybrouck en cyclo-crossman

Après trois victoires étrangères , les Belges ont enfin relevé la tête à Welkenraedt avec le succès au sprint de Vanspeybrouck.

On commençait à désespérer d'un succès belge dans le Tour principautaire. Vanspeybrouck, l'ancien champion de Belgique de cyclo-cross juniors, a remis les pendules à l'heure en remportant à Welkenraedt le sprint massif à l'issue d'une étape d'une rare monotonie.

«L'an passé, j'avais terminé 2e à Marchin. Ce sprint victorieux dans la cité frontalière est mon premier succès de la saison. Victime d'une chute à Paris-Roubaix, je n'ai repris la compétition que depuis un mois. Fait paradoxal, je ne suis pas un sprinter mais, vu la configuration de l'arrivée (deux virages dont un serré précédant la ligne d'arrivée), j'ai utilisé à fond mes qualités de cyclo-crossman. D'autant plus que la ligne avait été avancée.»

Cette saison, le Flandrien s'est particulièrement illustré en Top compétition : 3e à Ypres, 4e au Circuit de Wallonie et 7e à Hasselt-Spa-Hasselt. Ses prochains objectifs : le Tour de Namur et le championnat de Belgique.

De cette étape, nous retiendrons prioritairement la qualité de l'accueil welkenraedtois et le pacte signé par le bourgmestre Claudy Klenkenberg avec les cieux. Le matin, la drache nationale s'abattait dès le passage sur la ligne du dernier coureur du clm. Rebelote l'après-midi où la pluie faisait son apparition dès la clôture de la cérémonie protocolaire...

Sur un parcours sillonnant le plateau fagnard, nous noterons tout au plus deux timides tentatives d'échappée : celle du trio De Gruyter-Guillou-Poels puis du Suédois Persson. Dans le final, les Lituaniens cadençaient le peloton et le sprint massif revenait à Pieter Vanspeybrouck devant le maillot jaune en personne. Une étape où Sébastien Delfosse connaissait l'émotion du jour.

«J'ai en effet cassé mon dérailleur en tentant d'éviter un trou dans la descente de La Gileppe. Vu la vitesse du peloton à cet endroit, il était impossible de changer de machine. Je suis donc très heureux d'avoir pu rallier l'arrivée dans le peloton. Par contre, pour réussir un truc dans les circuits locaux, c'était raté.»

Quant à Benjamin Gourgue (101e), il tentait le tout pour le tout à la cloche. «J'ai de bonnes sensations sur ce Tour. Il manquait malheureusement une côte dans le final de cette étape trop facile. J'ai flingué dans le dernier circuit local mais les Lituaniens étaient vraiment très forts.»

Par contre, son équipier Lionel Syne était contraint à l'abandon suite à des douleurs au nerf sciatique.