Avec 13 rencontres en un mois à peine, Étienne Delangre a dû changer son fusil d'épaule au niveau de la préparation. Il faut passer par là.

Quand on change radicalement le visage de son groupe, quand on rajeunit énormément son équipe, il faut s'adapter. Étienne Delangre, fidèle à une préparation où les matches amicaux se comptent sur les doigts d'une main, devra cette fois coacher énormément. Treize matches amicaux d'ici le 21 août, ce n'est pas mal. «Ce n'est effectivement pas mon dada mais il faut aussi relativiser ce chiffre. Cela ne représente que 6 ou 7 rencontres par joueur puisque le groupe sera scindé en deux et ceux qui ne joueront pas s'entraîneront.»

Le groupe a donc été soumis ce week-end à un rythme de pro avec deux séances quotidiennes. Du ballon, du fond et... de la récupération. «On se doit au niveau du staff de gérer bien plus ce genre de chose car on veut vraiment éviter que nos jeunes joueurs ne se brûlent. Hier, il y avait beaucoup de jeux lors de la séance de l'après-midi mais il fallait doser les efforts pour que l'enthousiasme ne prenne pas le pas sur l'efficacité de l'exercice. C'est bien d'en vouloir, de mordre mais par rapport aux plus anciens, qui connaissent bien leur corps, les jeunes ne sont peut-être pas à même de réagir efficacement par rapport à des signaux d'alarme qui pourraient survenir. On leur demande donc d'être le plus honnête possible et de prévenir dès que quelque chose d'anormal se produit.»

Au-delà de la préparation physique proprement dite qui façonnera les performances du groupe, Étienne Delangre doit aussi faire de ses 30 éléments, une équipe, un noyau qui tirera sur la même corde. Raison pour laquelle il emmènera son groupe dès jeudi du côté de Durbuy pour un stage team-building. «C'est vrai que le football ne sera pas l'élément moteur de ce séjour. Il n'y aura que deux entraînements durant les trois jours mais chacun jouera une des deux rencontres prévues vendredi soir. Le physique sera travaillé de façon très différente grâce à des activités aussi ludiques que le VTT ou le kayak. La grande chance que j'ai avec ce groupe, c'est qu'il a soif de beaucoup de choses puisque personne n'est pas cassé par des années à un bon niveau. Je sens déjà que la mayonnaise prend...»

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