croisière des éditions de l'Avenir

La Belle de l'Adriatique multibénie

Le navire affrété par Vers l'Avenir, qui embarquera un peu moins de 200 de nos lecteurs , est à quai à Bruxelles. Tradition: il a été béni, jeudi midi.

Que devient le bateau de la société strasbourgeoise Croisi-Europe, soudé aux chantiers navals de Beez (Namur) et qui lèvera l'ancre à Dubrovnik (Croatie) le 27 septembre prochain avec à bord près de 200 de nos lecteurs?

Nous sommes montés à bord jeudi dernier. Son garnissage se poursuit à quai, au port de Bruxelles où, préalablement, les soudeurs namurois lui ont adjoint deux ponts de plus, le relevant de plusieurs mètres. Une opération qui n'avait pas pu être réalisée aux chantiers navals de Beez en prévision de son voyage vers Bruxelles, puis vers la mer, les écluses à franchir étant sous-dimensionnées.

«La Belle de l'Adriatique» est le 26e bateau de croisière de Croisi-Europe mais le premier navire de mer de cette flotte dédiée principalement au farniente fluvial.

La croisière de Vers l'Avenir du 27 septembre croisera dans les eaux de l'Adriatique pendant huit jours, en boucle au départ de Dubrovnik, via les plus belles cités de la côte croate et ses îles enchanteresses.

Comme le veut la tradition chez Croisi-Europe, à quelques semaines du grand départ, le 9 août, un prêtre local est monté à bord, jeudi midi, pour le bénir. En présence d'un des fils de la famille Schmitter, responsable des constructions et directeur des nouvelles destinations, du directeur des chantiers navals namurois Thierry Van Frachen et du personnel servant qui servira sur ce bateau battant pavillon belge.

Le père Jésuite Jean-Marc Declercq, client de Croisi-Europe, a rendu hommage dans son discours aux «hommes et femmes des 1000 mains qui finissent ce beau bateau, afin que leur professionnalisme permette aux millions de vacanciers qui en fouleront demain les tapis de se détendre et d'y reprendre force, courageet espérance».

Le savoir «voguer»

Cette sympathique cérémonie s'est tenue dans les salons bleus et jaunes toujours en cours d'aménagement, en présence aussi du capitaine de ce nouveau bateau, le Croate Ivica Dabelic, du directeur de l'Office national croate du Tourisme Ivica Srsen, du directeur général de Vers l'Avenir Quentin Gemoets et du directeur commercial du port de Bruxelles, Bernard Garcez, un ancien avocat du Barreau de Namur.

Et le prêtre de poursuivre, lyrique : «Que ces vacanciers sachent trouver auprès de vos équipes ce qui, hélas, manque souvent à notre époque : savoir s'arrêter à temps pour poursuivre mieux notre existence. Savoir voguer au fil de l'eau pour se ressourcer de l'intérieur au contact d'autres visages, d'autres cultures...»

La bénédiction ne s'est pas limitée au salon. Le prêtre, précédé du capitaine, a ensuite déambulé dans les endroits stratégiques du navire, pour les marquer d'une onction sacrée et y couler un peu d'eau bénite. Afin que ce bateau soit habité par la force de vaincre les périls de la mer et d'aller toujours à bon port.

Le père Jésuite, muni de ces accessoires sacrés, a visité successivement la timonerie, le restaurant, la cuisine, les bars intérieur et extérieur, la réception, la salle des machines et sacrifié à chaque fois au même rituel, improvisant en chacun de ces lieux des paroles parfois surprenantes. «Que les passagers y reprennent des forces et que le manger soit toujours de qualité» a-t-il dit, par exemple, à l'endroit du buffet.

Cet étonnant duo a traversé des couloirs en travaux, surpris des équipes de techniciens en plein travail de pose de tentures et d'écrans de télévision, de tapis et d'une foule de métiers, électriciens, mécaniciens, transporteurs, appareilleurs etc.

Enfin, le père jésuite, qui oeuvre aujourd'hui dans un service d'aide aux défavorisés à Bruxelles, a également oint de son onction sacrée le chaleureux capitaine croate, 38 ans. Jusque dans sa petite cabine, le numéro 499, attenante à la timonerie. «Pour qu'il puisse bien s'y reposer mais aussi bien y faire l'amour, afin que son esprit soit clair et son coeur réjoui » a dit le prêtre sans rire. Et le capitaine a souri.

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