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Matière Grise étudie les bienfaits des câlins

Les câlins, c'est doux, réconfortant. Et en plus, on ne le sait pas assez, mais les câlins sont aussi très bons pour la santé. À consommer sans aucune modération.

L es câlins nous influencent à un point qu'on n'imagine pas. Prendre quelqu'un dans les bras, tout simplement, que ce soit son amoureux, son grand père, un bébé ou un inconnu déclenche une foule de réactions hormonales. Ce simple geste libère de la dopamine d'abord, l'hormone du plaisir, et aussi de l'ocytocine, l'hormone d'attachement qui procure un sentiment de sécurité.

Des chercheurs ont commencé à s'intéresser à l'importance des caresses et du contact physique dans le développement des petits en menant des recherches sur des singes dès les années 1950. De leurs expériences, ils ont conclu que les bébés singes recherchaient d'avantage le contact que la nourriture quand ils étaient séparés de leur mère. Chez les enfants, le contact est essentiel pour le bon développement. Un enfant câliné va aussi avoir envie de câliner et aura plus de chance de devenir un adulte équilibré au niveau émotionnel. Une étude canadienne menée à grande échelle montre aussi que ces enfants apprennent plus vite et ont un vocabulaire plus riche. Au contraire, les enfants moins cajolés et moins entourés ont plus de risques de devenir hyperactifs, de présenter des déficits de l'attention et auront plus de difficulté à gérer leur stress plus tard.

Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Parti de l'Australie, le concept «free hugs» (câlins gratuits) a envahi le monde pour pousser les gens à se serrer dans les bras les uns les autres. Puisqu'on vous dit que c'est bon pour la santé...

La Une, 23.20