Francofolies de Spa : la grosse machine

La toute grande foule est encore attendue du 18 au juillet à Spa. Les soirées de la scène Pierre Rapsat sont toutes complètes, mais le Village Francofou est accessible pour 20€ les 5 jours. (photo EdA - Jacques Duchateau)

La 14e édition des Francofolies de Spa commence ce mercredi. Cinq jours de musique et de fête pour un festival familial et diversifié. 160.000 personnes au moins sont attendues pour assister aux 280 spectacles.

+ Philippe Dessy, responsable sécurité de la zone de polcie Spa-Theux-Jalhay, explique les modalités pratiques :

De la musique dans les oreilles toute la journée, 160.000 à 180.000 festivaliers qui envahissent la ville et les rues du centre transformées en piétonnier... Spa va vivre sa grande fête annuelle dont le succès augmente un peu plus chaque année. Des artistes tels que Renaud, Zazie, Jean-Louis Murat, Elodie Frégé, Emilie Simon, Patrick Bruel, Pascal Obispo, Nilda Fernandez, Maurane, Arno et des dizaines d'autres vont faire chanter Spa en français (principalement) jusqu'à dimanche. Programme complet sur www.francofolies.be.

Sur 18 scènes, en tout, ce ne sont pas moins de 280 spectacles programmés. Mais six soirées-concerts sont déjà complètes. Comme celles de Patrick Bruel, sold-out trois mois à l'avance et Pascal Obispo, deux mois à l'avance. Du jamais vu, affirme Jean Steffens, un des deux directeurs du festival. Malgré cela, pas question de délocaliser le festival en dehors des murs de Spa pour lui faire plus de place «ou alors exceptionnellement», affirme-t-il. Parce que chaque lieu a son ambiance propre, voilà ce qui fait son charme : le spectateur est bien assis dans l'atmosphère intimiste du Casino, il se défoule dans le très rock Village Francofou, tandis que la scène Pierre Rapsat est plus traditionnellement réservée aux têtes d'affiche. Un nouveau lieu a cependant été ajouté au programme : le Lido, une ancienne salle de ciné accueillera 500 à 600 personnes au son des beats des DJ électro. Et pour tous ceux qui veulent voir des concerts sans débourser un balle, il y a des podiums un peu partout dans la ville et les «Bars en folie» : une dizaine de bars qui proposeront 80 concerts gratuits (plans et horaires sur le site internet).

Les Francofolies sont aussi un immense marché pour les pros de l'industrie musicale. Car, si parmi les spectateurs, seuls 6 à 7% viennent de l'étranger (contre 60% pour le festival de Dour, à l'autre extrême), une belle part des 600 journalistes et professionnels accrédités, viennent de toute l'Europe et au-delà, faisant un des événements musicaux les plus médiatisés.

À Spa, on profite de l'expérience de deux autres références du genre : les Francofolies de La Rochelle et celles de Montréal. «Les trois sociétés sont indépendantes, mais on échange des expériences, on a des ateliers de réflexion sur le sponsoring, le marketing, la programmation, on crée des propositions pour coupler les cachets des artistes qui viennent chez nous et à La Rochelle, on s'échange des tuyaux...»

Mais quand on lui parle des subsides un peu trop grassement alloués par rapport aux autres festivals, Jean Steffens se défend : «Tout ça est absolument infondé. On reçoit 6 à 7% de notre budget de la Communauté française. C'est clair que c'est le plus gros subside, mais sur un budget global de 4 millions d'euros, on ne peut pas dire que ça fait tout non plus. Sur 280 spectacles, on programme 60% d'artistes de la Communauté française, c'est plus que dans tous les autres festivals. On fait aussi des ateliers de perfectionnement pour des artistes émergents, on fait 120 à 130 concerts gratuits. Si on n'avait pas les subsides, on ne pourrait plus faire ces ateliers, et on ne ferait plus que dix concerts gratuits, peut-être. Nos comptes sont complètement transparents. Si on dilapidait l'argent de la communauté française, ça se saurait. Au contraire, on nous félicite de l'argent investi. Il faut comparer ce qui est comparable.

+ Prolongez l'info dans Vers l'Avenir Namur de ce mercredi 18 juillet

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