élites et espoirs Harlue

Gourgue servi sur un plateau

À Harlue, c'est le jour des coureurs régionaux . Gourgue remporte pour la deuxième année consécutive le grand prix de Hesbaye.

Dans son jardin, Benjamin Gourgue est un peu plus nerveux que d'habitude avant d'entamer sa course. Comme pour évacuer ce stress de ne pas être dans la bonne échappée, il attaque d'emblée suivi de Henrard. Ces premiers hectomètres vont donner le ton de l'épreuve : rapide, sous la chaleur, avec le travail en équipe.

Bien sûr, c'est trop tôt pour être décisif même après 25 km quand Gourgue s'extirpe de nouveau mais sans trop insister : personne ne veut encore l'accompagner. «J'ai même failli ne pas être dans la bonne attaque ! Et j'ai dû rouler fort lorsque s'est produite la cassure.»

Gourgue narre ainsi le premier fait de course majeur et celui-ci se produit avant la mi-course. Un peu plus tard, au soixantième kilomètre, sous l'impulsion de E. Bolen, huit autres coureurs s'échappent de ce peloton : Polazzi, Gourgue, Hermans, Cammaerts, Henrion, Stoltz, Van Goidsenhoven et Michely.

En poursuite, Denamur, Syne et Scheurs tentent de revenir mais l'écart ne cesse alors d'augmenter pour se stabiliser un long moment à la demi-minute. Plus loin, P. Denamur essaie, seul, d'opérer la jonction : un beau panache mais quasi impossible avec cette chaleur.

Il reste alors aux neuf leaders le soin de préparer le final et celui qui, le premier, tente sa chance est le Flawinnois Cammaerts. Une attaque puissante en vue du seizième passage de la ligne. Seul, son coéquipier, Gourgue réplique et revient à sa hauteur. Derrière, les sept autres se livrent à un jeu du regard. Trop tard, les deux attaquants ont une bonne vingtaine de secondes d'avance et se relaient sans trop se poser de question. D'un côté, Cammaerts, initiateur de la situation et à la recherche de sa première victoire; de l'autre Gourgue, chez lui, petit ami de la soeur de son coéquipier. Un court instant, on doute car, derrière, Hermans tente son va-tout. À la force des mollets, il semble même revenir. Las, l'écart est trop grand. Devant lui, les deux «Pesant liégeois» jaugent la chaleur. Et en vue de l'arrivée, Cammaerts laisse Gourgue passer devant. «Il est chez lui, explique après coup Edwig Cammaerts. On s'est donné à fond. La prochaine fois, on s'arrangera pour que ce soit moi...» «Je revenais de cinq jours en Espagne. Je roule même à fond depuis dix jours», ponctue Benjamin Gourgue.

Le classement : (119 km en 2 h 52'33) : 1. B. Gourgue (PC Liégeois), 2. Cammaerts, 3. Hermans à 30", 4. Bolen à 1'28", 5. Van Goidsenhoven, 6. Henrion, 8. Michely, 9. Polazzi à 4'36, 10. Schreurs à 5'33, 11. Denamur à 5'40, 12. Syne à 5'58, 13. Hastir, 14. Vandenbosch, 15. Surinx.

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