LA FETE AVEC OTTAWAN

Le groupe disco tourne toujours. Et le chanteur habite en Belgique.

Le Nouvel An est pour beaucoup l'occasion d'aller se dérouiller les guiboles sur une piste de danse. Comme le public est assez hétéroclite, il y a toujours un moment où le DJ passe une séquence disco. Il y a bien sûr l'inévitable Claude François (Alexandrie Alexandra), Boney M (Daddy Cool) ou encore... Ottawan.

Groupe formé à la fin des années 70 par Daniel Vangarde (alias Daniel Bangalter, père de Thomas, fondateur de Daft Punk) et Jean Kluger, Ottawan a connu un succès considérable au début des années 80, principalement grâce à trois titres : D.I.S.C.O. (1979), T'es OK (1980) et Haut les mains (donne-moi ton coeur) (1981). Le tout sorti dans plusieurs langues.

Et bien figurez-vous que le chanteur guadeloupéen Jean-Baptiste Patrick (qui se fera aussi appeler Jean Patrick) habite en Belgique depuis 17 ans. Il s'est en effet marié à une Belge rencontrée à Saint-Tropez et vit dans la banlieue bruxelloise. Enfin, quand il est chez lui. Car il n'arrête pas de tourner. Rencontre à la RTBF, à Bruxelles, lors du tournage du Bêtisier 2009.

Surpris de vous voir ici. Vous tournez toujours?

Bien sûr. Ottawan, c'est toujours 130 concerts par an, dont 10 en Europe. Le reste, c'est dans les pays de l'Est. J'ai 54 ans et je travaille toujours autant. Même plus qu'avant... Là je rentre de Varsovie, et demain je repars en Russie, où je passerai la fin d'année.

Comment expliquez-vous ce succès à l'Est?

Au début des années 80, mes disques là-bas se vendaient sous le manteau. Je suis devenu culte. Ils sont fous de moi.

Vous avez eu beaucoup de chance à vos débuts...

C'est vrai. Mais je suis né dans la musique. Ma maman étendait le linge et chantait Edith Piaf, Otis Redding... Beaucoup plus tard est arrivé le disco. J'étais en France à ce moment-là. J'avais un petit groupe et je faisais les MJC (Maisons des jeunes et de la culture) tous les week-ends. Jusqu'au jour où on m'a repéré. Ce fut la chance de ma vie.

Vous n'en avez pas marre de chanter tout le temps les mêmes chansons?

Quand on aime son métier, on ne compte pas (rires). C'est comme un prêcheur qui dit tous les jours les mêmes prières. Ce n'est pas quelque chose qui me dérange. C'est le métier qui veut ça.

Vous voyez toujours les anciens?

Bien sûr, ça fait plaisir. Anita Ward, Boney M, Patrick Hernandez, les Gibson Brothers (NDLR : produits par le même duo)... Et je suis resté très simple. Si les fans veulent me parler, pas de problème.