football UR Namur

L'avocat réclame une D2 à 19 clubs

La montée de Namur en D2 , c'est ce qu'a plaidé M e Misson en référé. L'avocat attaque la fédération qui selon lui «a commis une faute».

Le ténor du barreau Luc Misson a longuement plaidé la cause de l'UR Namur en référé contre l'octroi par l'Union Belge de la licence au club de Geel lui autorisant l'accès à la D2. «L'affaire est à la fois simple et intolérable, résume Me Misson. La fédération a commis une faute en ne respectant pas son propre règlement». Selon lui, le dossier introduit par Geel devant la commission des licences présentait de multiples manquements dont une dette, au 30 juin 2007, de plus de 3 millions d'€. La commission l'a bien compris en refusant dans une premier temps l'accès à la D2 aux Campinois.

Mais comment, ensuite, le club victorieux du tour final de D3, également sanctionné par le passé pour avoir tenté d'acheter des matches, a donc pu recevoir sa licence? «Geel a vécu un véritable conte de fées devant la commission d'appel, déplore Me Misson dans sa plaidoirie. Celle-ci a accepté des pièces supplémentaires, chose formellement interdite par le règlement de la fédération. Le dossier est truffé de nouvelles pièces, c'est une faute procédurale. De plus, le club a bénéficié d'un délai supplémentaire pour se mettre en ordre, contrairement aux autres clubs concurrents. C'est bien simple, si on se trouvait devant une juridiction commerciale, la déclaration de faillite ne ferait pas l'ombre d'un doute. Un an après la fin de l'exercice, le réviseur du club lui-même refuse de certifier le bilan. C'est plus fort que Popeye. Du jamais vu».

En plus de rappeler que Geel était en instance de radiation au moment de demander sa licence, Me Misson accuse l'Union Belge d'avoir déféré sa responsabilité à une juridiction privée, sans aucune garantie d'indépendance et d'impartialité. «La juridiction d'appel était uniquement composée de néerlandophones, s'étonne le conseil de l'UR Namur. Certains juges étaient affiliés à des clubs concurrents ou amis de Geel».

Si Geel est évidemment en plein coeur de l'affaire, Me Misson ne réclame pas sa dégradation en D3. «Je demande la suspension de la décision de l'Union Belge. Il y a eu faute et nous demandons comme réparation que Namur puisse évoluer en D2». Et l'avocat, rendu célèbre par l'arrêt Bosman, de proposer une solution qui ne léserait pas Geel : «Un calendrier peut facilement être modifié comme cela se fait durant toute la saison. Dès lors, pourquoi ne pas disputer un championnat de D2 avec 19 équipes?»

Nos dernières videos